Dictée CM1 : La visite du château
Direction le Moyen Âge pour cette cinquième dictée de l'année : une classe pousse les grilles d'un château fort et découvre armures, tapisserie et salle des chevaliers. Derrière le décor, un seul objectif de grammaire, le participe passé employé avec l'auxiliaire être. La règle tient en une phrase. Quand être précède le participe, ce dernier fonctionne comme un adjectif et s'accorde en genre et en nombre avec le sujet. On la récite sans peine ; on l'oublie plus vite qu'on ne croit dès que le sujet devient un groupe, un « nous » ou un prénom de fille.
Le texte tend aussi quelques pièges bien connus des CM1. Un participe passé avec avoir vient s'inviter au milieu, et celui-là ne bouge pas. Des adjectifs réclament leur accord, et un petit bout de dialogue teste la ponctuation. Le vrai problème, c'est que ces terminaisons ne s'entendent presque jamais à l'oral : tout se joue à l'écrit. Le réflexe à installer est simple. Avant chaque fin de mot, on cherche le sujet du verbe, puis on se demande s'il est masculin ou féminin, singulier ou pluriel. Ensuite seulement, on écrit.
- Longueur
- 84 mots
- Durée
- ≈ 6 min
- Difficulté
- Intermédiaire
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Le texte de la dictée CM1
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Corrigé commenté
Chaque piège de cette dictée CM1, expliqué simplement, pour comprendre la règle, pas seulement corriger la faute.
est arrivée
Avec l'auxiliaire être, le participe passé s'accorde avec le sujet. Le sujet, ici, c'est « notre classe », féminin singulier : on écrit donc « arrivée » avec un -e final. Une astuce pour l'entendre : remplace par « la classe est venue », le féminin saute alors à l'oreille. Et méfie-toi de la faute classique « est arriver » : après être, on trouve toujours un participe passé, jamais l'infinitif en -er.
Nous sommes entrés / nous sommes repartis
Même règle, sujet différent. Le « nous » désigne toute la classe, filles et garçons mélangés ; dans ce cas, la grammaire tranche pour le masculin pluriel. D'où le -s à « entrés » et à « repartis ». Un groupe uniquement composé de filles aurait donné « entrées » et « reparties ». Retiens que le participe suit le sujet, jamais le mot le plus proche de lui.
nous avons monté le grand escalier
Le piège est glissé exprès. Cette fois l'auxiliaire n'est plus être mais avoir, et avec avoir le participe ne s'accorde pas avec le sujet : « monté » reste sans -s, même derrière un « nous » pluriel. Le complément « le grand escalier » se trouve après le verbe, donc pas d'accord de ce côté non plus. Compare avec « nous sommes entrés » écrit juste avant : on change d'auxiliaire, tout change. Le verbe monter se conjugue tantôt avec être, tantôt avec avoir, d'où l'importance de bien lire lequel est là.
étaient alignées, était accrochée, étaient percées, étaient ouvertes
Attention, l'auxiliaire être ne se montre pas qu'au présent avec « sommes ». Il se cache aussi à l'imparfait, sous « était » et « étaient », et la règle d'accord ne change pas d'un pouce. « les armures étaient alignées » : armures, féminin pluriel, donc -ées. « une tapisserie était accrochée » : féminin singulier, -ée. « les fenêtres étaient percées » et « les grilles étaient ouvertes » : encore du féminin pluriel. À chaque fois, il faut remonter jusqu'au sujet, parfois placé loin, avant de choisir la terminaison.
s'est écriée Léa
Le verbe s'écrier est pronominal : il traîne toujours un « se ». Aux temps composés, ces verbes se construisent avec être, et le participe s'accorde ici avec Léa, prénom féminin singulier, d'où le -e de « écriée ». Petite difficulté supplémentaire : le sujet est rejeté après le verbe (« s'est écriée Léa »). Ça surprend l'œil, mais c'est bien Léa qui crie.
les murs épais, la cour pavée, château fort
Trois accords d'adjectif à ne pas bâcler. « épais » finit déjà par -s au singulier ; au masculin pluriel il ne bouge pas : « les murs épais ». « la cour pavée » prend un -e, car cour est féminin. Quant à « château fort », pas de trait d'union entre les deux mots, et « fort » s'accorde avec château, masculin singulier ici.
« Regardez là-haut ! »
Le dialogue s'ouvre par des guillemets français « … » et se referme après le point d'exclamation, qui reste bien à l'intérieur. « Regardez » est un impératif à la 2ᵉ personne du pluriel : il se termine par -ez comme l'infinitif regarder, mais sans sujet écrit devant. Enfin « là-haut » réclame un accent grave sur le « là » et un trait d'union avant « haut ».
Les notions travaillées
- le participe passé avec être
- Participe passé avec être
- Accord sujet-participe
- Passé composé avec avoir
- Accord de l'adjectif
- Ponctuation du dialogue