Dictée CM1 : Le match de football
Un après-midi de tournoi, ballon au pied et cœur qui bat : cette dictée vous emmène sur le terrain pour vivre une finale. Le récit avance vite, comme un match, et c'est justement là que se cache le travail. À chaque phrase reviennent les petits mots qui se ressemblent sans s'écrire pareil : on et ont, son et sont. Un joueur porte son maillot, l'équipe soulève son trophée, pendant que les adversaires sont rapides et que les parents ont applaudi. L'oreille entend la même chose ; seule la règle tranche.
Le corrigé qui suit reprend chaque piège du texte, mot par mot, avec l'astuce du remplacement pour ne plus hésiter. On y a glissé quelques difficultés supplémentaires au fil du récit : un trait d'union, une négation, des accords au pluriel. De quoi s'entraîner pour de bon sans perdre le plaisir du jeu.
- Longueur
- 89 mots
- Durée
- ≈ 6 min
- Difficulté
- Intermédiaire
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Le texte de la dictée CM1
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Corrigé commenté
Chaque piège de cette dictée CM1, expliqué simplement, pour comprendre la règle, pas seulement corriger la faute.
on joue, on boit, on écoute, On a gagné
Ici, « on » est un pronom sujet : celui qui fait l'action, au même titre que « il » ou « elle ». Le réflexe qui sauve : remplacez « on » par « il ». « Il joue la finale », « il boit de l'eau », « il a gagné » : tout coule, donc on écrit o-n. Comme « il », ce « on » commande un verbe à la 3ᵉ personne du singulier : « on joue », « on écoute », jamais « on jouent ».
ils n'ont pas, ont couru, ont applaudi
« ont », lui, c'est le verbe avoir au pluriel (ils/elles ont). Testez-le en glissant « avaient » à la place : « ils n'avaient pas peur », « les joueurs avaient couru », « ils avaient applaudi », la phrase tient debout, donc o-n-t. Si « avaient » sonne faux, c'est qu'il fallait le petit « on » sans t. Au passage, dans « n'ont », le n' est la négation « ne » élidée devant la voyelle : ne… pas encadre le verbe (« ils n'ont pas peur »).
Son maillot, son trophée
« son » est un déterminant possessif : il dit à qui appartient l'objet, comme « mon » ou « ton ». Remplacez par « mon » : « mon maillot », « mon trophée » passent tout seuls, on écrit donc s-o-n. C'est bien le maillot de Malo et le trophée de l'équipe : un possesseur, une chose possédée.
sont grands, gestes sont, parents sont
Changement de bête : « sont » est le verbe être au pluriel (ils/elles sont). Pour vérifier, essayez « étaient » : « les adversaires étaient grands », « ses gestes étaient précis », « nos parents étaient fous de joie », ça marche à chaque fois, donc s-o-n-t. Ne le confondez pas avec le « son » possessif, qui, lui, accepte « mon ».
Ses gestes sont précis
Un cousin se glisse ici : « ses ». Encore un possessif, mais au pluriel, les gestes de l'entraîneur, il y en a plusieurs. Remplacez par « les siens » : « les siens sont précis ». On l'écrit s-e-s, à ne pas mélanger avec « ces » (ceux-là) ni avec « c'est ». Et juste après vient « sont », le verbe être, qu'on teste toujours avec « étaient ».
la première mi-temps
« mi-temps » réclame un trait d'union. Le préfixe « mi- » (à moitié) se soude toujours au mot par un tiret : mi-temps, mi-chemin, mi-parcours. Notez aussi « première » au féminin, car « mi-temps » est un nom féminin : on dit une mi-temps.
adversaires sont grands et rapides
Les adjectifs se calquent sur le nom qu'ils décrivent. « adversaires » est masculin pluriel, donc « grands » et « rapides » prennent leur s. Rebelote plus loin avec « parents sont fous » : le pluriel de « fou » est « fous », sans e. Ce s final ne s'entend presque pas ; c'est en repérant le groupe au pluriel qu'on pense à l'écrire.
un but magnifique !
Le point d'exclamation traduit l'émotion, le cri de joie qui suit le but. En typographie française, on glisse une espace avant le « ! » : on écrit « magnifique ! », et non « magnifique! » collé. C'est un détail que beaucoup oublient, mais qui compte dans une dictée soignée.
Les notions travaillées
- les homophones on / ont, son / sont
- Homophones on / ont
- Homophones son / sont
- Homophones ses / ces
- Accord au pluriel
- Trait d'union