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Dictée CM2le participe passé avec être

Dictée CM2 : La légende du vieux chêne

Un arbre planté depuis des siècles, une fée surgie une nuit d'orage, des branches qui se couvrent de fleurs : voici une courte légende à écouter, puis à recopier sans trembler. Le texte revient sans cesse sur les verbes construits avec l'auxiliaire être, ce moment précis où le participe passé cesse d'être neutre et vient s'accorder avec son sujet. Masculin ou féminin, singulier ou pluriel : d'une phrase à l'autre, la terminaison bouge dès que le sujet change.

Voilà une base de CM2 que l'on retrouvera ensuite absolument partout. Attention au faux ami tout proche : quand l'auxiliaire est avoir (« avait disparu »), le participe ne bouge plus, et c'est justement là que beaucoup se font piéger. Autour de la règle centrale se glissent aussi deux ou trois chausse-trappes du niveau : un adjectif de couleur à accorder, un « leurs » qui pourrait perdre son -s, une ligature à ne pas oublier. Le corrigé reprend chaque mot un par un, cite le passage exact et livre l'astuce pour ne plus se laisser surprendre.

Longueur
95 mots
Durée
≈ 6 min
Difficulté
Intermédiaire
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Le texte de la dictée CM2

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Depuis des siècles, le vieux chêne est planté au cœur du village. On raconte qu'une nuit d'orage, une fée y est apparue. Elle était venue protéger les habitants. Les branches se sont couvertes de fleurs argentées, et le tronc s'est illuminé. Les paysans, effrayés, sont restés cachés derrière leurs volets. Au matin, la fée avait disparu, mais ses pouvoirs étaient restés. Depuis, les enfants du village sont convaincus que l'arbre les protège. Chaque automne, quand les feuilles sont tombées, ils déposent une offrande. La légende n'est jamais morte : elle est transmise de génération en génération.

Astuce : laissez le texte masqué pendant l'écoute, révélez-le seulement pour vous auto-corriger.

Corrigé commenté

Chaque piège de cette dictée CM2, expliqué simplement, pour comprendre la règle, pas seulement corriger la faute.

1

est planté, est apparue, était venue

On tient là le cœur de la dictée. Avec l'auxiliaire être, le participe passé s'accorde toujours avec le SUJET du verbe, exactement comme le ferait un adjectif. « Le vieux chêne » est masculin singulier : « est planté » ne prend donc rien. Mais le sujet change et devient « une fée », féminin singulier : on écrit alors « est apparue » avec un -e, puis « était venue » avec un -e lui aussi. Le geste à automatiser : poser la question « qui est-ce qui ? » juste avant le verbe, identifier le genre et le nombre du sujet trouvé, et fermer le participe en conséquence. Ici, le seul changement de sujet fait passer de « planté » à « apparue » : rien d'autre n'a bougé, et pourtant la terminaison n'est plus la même.

2

se sont couvertes, s'est illuminé

Deux verbes pronominaux, reconnaissables au petit « se », et qui se conjuguent eux aussi avec être. « Les branches se sont couvertes » : le sujet « les branches » est féminin pluriel, le participe prend donc -e ET -s, d'où « couvertes » (attention, couvrir donne couvert, pas couvri). Juste derrière, « le tronc s'est illuminé » a pour sujet « le tronc », masculin singulier : le participe reste nu, « illuminé ». Le piège, c'est de calquer machinalement le second sur le premier. On accorde chaque participe avec son propre sujet, jamais avec le mot voisin.

3

sont restés cachés, sont tombées, étaient restés

Trois pluriels à tenir à l'œil. « Les paysans sont restés cachés » : sujet masculin pluriel, deux participes en -s (« restés », puis « cachés »). « Les feuilles sont tombées » : sujet féminin pluriel, donc -e + -s, « tombées ». Et « ses pouvoirs étaient restés » : masculin pluriel, « restés ». Un réflexe qui sauve : remplacer mentalement le sujet par « ils » ou « elles ». « Elles sont tombé… » réclame forcément « tombées ». Et quand le sujet traîne loin devant le verbe, on remonte jusqu'à lui avant de trancher.

4

avait disparu

Le faux ami de la dictée, à comparer avec tout le reste. « La fée avait disparu » : ici l'auxiliaire est AVOIR, pas être. Résultat, le participe ne s'accorde pas avec le sujet et reste figé : « disparu », sans -e, même si « la fée » est féminine. C'est le contre-exemple parfait à garder en tête : dès qu'on voit « avait », « a », « ont »… on ne touche plus au participe (sauf cas du COD placé avant, mais ce n'est pas le cas ici).

5

sont convaincus

Encore un participe passé avec être, glissé au milieu du texte. « Les enfants du village sont convaincus » : sujet masculin pluriel, on ajoute donc un -s, « convaincus ». Le verbe convaincre déroute souvent à l'écrit : son participe est « convaincu », et non « convainquu ». On garde le c dur sans u.

6

n'est jamais morte, est transmise

À la toute fin, le sujet est « La légende », féminin singulier. Malgré la négation « n'est jamais » qui vient s'intercaler, l'accord tient : « morte », avec un -e final (et un -t, comme dans « la fleur est morte »). Même chose pour « elle est transmise », qui prend un -e. Retenez que la négation ne suspend jamais l'accord : on cherche le sujet, on le reconnaît féminin, on ferme le participe par un -e. Ne pas écrire « mort » ni « transmis ».

7

fleurs argentées

Un piège secondaire, sur l'adjectif cette fois. Dans « des fleurs argentées », l'adjectif de couleur « argentées » se rapporte à « fleurs », féminin pluriel : il prend donc -e + -s. C'est la même logique d'accord que le participe passé, mais appliquée à un adjectif ordinaire : on remonte au nom qu'il qualifie et on aligne genre et nombre.

8

derrière leurs volets

L'homophone classique du CM2. Dans « derrière leurs volets », chaque paysan possède plusieurs volets : « leurs » est ici un déterminant possessif au pluriel, il prend donc un -s. Le test : si l'on peut remplacer par « les » et qu'il y a plusieurs objets, « leurs » s'écrit avec -s. À ne pas confondre avec le « leur » pronom (leur parler, leur dire) qui, lui, reste toujours invariable.

9

au cœur du village

Un détail typographique qu'on rate vite. « cœur » s'écrit avec la ligature œ, les lettres o et e soudées, et surtout pas « coeur » en deux caractères séparés. Le mot désigne ici le centre du village, mais l'orthographe est la même que pour l'organe. Dans la même phrase, on n'oublie pas non plus l'accent circonflexe de « chêne ».

Les notions travaillées

Réviser la règle : le participe passé avec être

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