Dictée CE2 : La récréation
Quand la cloche sonne, la cour d'école devient un vrai terrain de jeu. Cette dictée de niveau CE2 suit une récréation toute simple : une course vers le marronnier, un ballon rouge qui rebondit, une partie de marelle. Mais derrière ces images se cache un entraînement bien précis. L'élève doit apprendre à ne plus confondre deux mots qui se prononcent exactement pareil et qui pourtant ne s'écrivent pas du tout de la même manière. Le premier relie des mots ou des idées ; le second raconte un état ou une action.
Le texte revient six fois sur ce petit piège, dans des phrases courtes et vivantes, pour que le réflexe s'installe : remplacer le mot par une astuce et vérifier. On y a glissé aussi quelques difficultés classiques du CE2 : un cousin homophone, des verbes au pluriel dont la terminaison ne s'entend pas, et des adjectifs qui s'accordent au féminin. À lire à voix haute, puis à contrôler mot à mot dans le corrigé.
- Longueur
- 70 mots
- Durée
- ≈ 5 min
- Difficulté
- Facile
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Le texte de la dictée CE2
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Corrigé commenté
Chaque piège de cette dictée CE2, expliqué simplement, pour comprendre la règle, pas seulement corriger la faute.
« et » qui relie (Charlotte et Nicolas)
Sans accent, « et » est un petit mot invariable : il sert de trait d'union entre deux mots ou deux idées. On le retrouve six fois dans la dictée, par exemple « Charlotte et Nicolas », « rouge et il rebondit » ou « brille et tout le monde rit ». Le truc infaillible pour le reconnaître ? On le remplace par « et puis ». « Charlotte et puis Nicolas courent » : la phrase tient debout, donc c'est bien « et » qu'il faut écrire. C'est le mot à traquer en priorité dans ce texte.
« est » du verbe être (Le ballon est rouge)
« est », avec un s et un t, c'est le verbe être conjugué à la troisième personne du singulier : « il est ». Pour ne pas le confondre avec son cousin « et », un seul réflexe : on essaie de le remplacer par « était ». « Le ballon était rouge », « la maîtresse était assise », « Léa était contente », « la récréation était finie » : tout fonctionne, donc on écrit « est ». Et si « était » sonne faux dans la phrase ? Alors c'est l'autre, le « et » qui relie. Ce test vaut à chaque fois qu'on entend le son [é].
« a » et « à » (elle a gagné à la marelle)
Un deuxième couple d'homophones se cache dans la même phrase, ne le manquez pas. « elle a gagné » : ici « a » sans accent est le verbe avoir, et l'on pourrait dire « elle avait gagné ». Juste après, « à la marelle » : ce « à » avec accent grave est un mot invariable qui marque le lieu ou la direction. Impossible de dire « elle avait la marelle » ! Même son, deux orthographes, deux natures de mots totalement différentes.
Les verbes au pluriel en -ent (se précipitent, courent)
« les élèves se précipitent », « Charlotte et Nicolas courent » : dès que le sujet désigne plusieurs personnes, le verbe se termine par -ent. Le problème, c'est que cette terminaison ne s'entend pas quand on lit à voix haute. Pas question pour autant d'écrire « ils court » ou « ils se précipite » ! Le bon réflexe : chercher qui fait l'action. Ce sont les élèves, ils sont plusieurs, donc -ent au bout du verbe.
Les accords au féminin (assise, contente, finie)
Après le verbe être, l'adjectif s'accorde toujours avec le sujet. « la maîtresse est assise » prend un e final parce que « maîtresse » est féminin : pour un garçon, on écrirait « assis », sans e. Idem pour « Léa est contente » et « la récréation est finie ». Ce e ne s'entend pas toujours, mais la règle ne change pas : sujet féminin, adjectif au féminin.
Les accents et les lettres doubles (maîtresse, marronnier, récréation)
Quelques mots réclament un œil attentif sur les accents et les consonnes doublées. « maîtresse » porte un accent circonflexe sur le i et deux s ; « récréation » cumule deux accents aigus ; « marronnier » double le r et le n ; « élèves » mélange un accent aigu et un accent grave. Ces détails ne changent pas la prononciation, mais ils font toute la différence entre une orthographe juste et une faute.
« tout le monde rit » (sujet singulier)
Attention au piège du sens ! « tout le monde » évoque une foule d'enfants, et pourtant c'est un sujet singulier. On écrit donc « rit » et non « rient ». La preuve : on peut le remplacer par « il », « il rit ». Le sens dit pluriel, mais la grammaire, elle, commande le singulier.
Les notions travaillées
- les homophones et / est
- Homophones et / est
- Homophones a / à
- Accord du verbe au pluriel
- Accord de l'adjectif au féminin
- Accents et lettres doubles