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Dictée Brevetla concordance des temps

Dictée Brevet : Le jour de l'examen

Première dictée de l'année, et pas des plus tendres : ce texte reprend le format de l'épreuve de français du DNB, où quelques lignes suffisent à départager les copies. La scène se déroule dans une salle d'examen, au moment où un candidat sent la pression monter avant de se lancer. Rien d'extraordinaire dans l'histoire, mais tout se joue dans les temps verbaux.

La difficulté principale tient à la concordance des temps : quand la phrase principale bascule au passé, les subordonnées suivent, et le subjonctif imparfait refait surface là où l'oreille attendrait un présent. S'ajoutent le passé antérieur du récit, deux accords de participe passé avec un complément placé avant le verbe, et un homophone qui piège même les bons élèves. Écoutez la phrase entière avant d'écrire : ici, un mot isolé ne dit jamais comment il s'orthographie. Prenez votre temps, relisez, et traquez chaque terminaison.

Longueur
145 mots
Durée
≈ 10 min
Difficulté
Expert
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Le texte de la dictée Brevet

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Lorsque le surveillant eut distribué les copies, je compris que le moment que j'avais tant redouté était arrivé. On nous avait prévenus que le sujet serait difficile, et je craignais qu'il ne fût impossible à traiter. Je relus l'énoncé plusieurs fois, comme si les mots allaient soudain s'éclaircir. Mes camarades, penchés sur leurs feuilles, écrivaient déjà ; il aurait fallu que je me lançasse, moi aussi, avant que le temps ne s'écoulât. Je me souvins alors des conseils que ma professeure m'avait donnés : elle m'avait recommandé que je relusse chaque question et que je ne me précipitasse pas. Dès que j'eus rassemblé mes idées, ma main courut sur le papier. Les phrases s'enchaînaient, et j'oubliais peu à peu que des dizaines d'élèves composaient autour de moi. Quand la cloche sonna, j'avais rempli quatre pages et je savais que, quoi qu'il arrivât, j'avais fait de mon mieux.

Astuce : laissez le texte masqué pendant l'écoute, révélez-le seulement pour vous auto-corriger.

Corrigé commenté

Chaque piège de cette dictée Brevet, expliqué simplement, pour comprendre la règle, pas seulement corriger la faute.

1

je craignais qu'il ne fût

Le verbe de la principale, « je craignais », est à l'imparfait, donc au passé. La concordance impose alors le subjonctif imparfait dans la subordonnée : on écrit « qu'il ne fût » et non « qu'il ne soit ». Attention au « ne » : ce n'est pas une négation mais un ne explétif, facultatif, fréquent après les verbes de crainte. On ne rajoute surtout pas « pas ».

2

il aurait fallu que je me lançasse ... avant que le temps ne s'écoulât

Même logique après un conditionnel passé. « Il aurait fallu que » entraîne le subjonctif, et comme tout le récit se situe au passé, ce subjonctif se met à l'imparfait : « que je me lançasse ». De même, la conjonction « avant que » commande le subjonctif ; on écrit « ne s'écoulât », subjonctif imparfait de s'écouler, avec son accent circonflexe caractéristique sur le a et, là encore, un ne explétif sans « pas ».

3

que je relusse ... que je ne me précipitasse pas

« Elle m'avait recommandé » est un plus-que-parfait, encore un temps du passé. Les deux subordonnées qui suivent restent donc au subjonctif imparfait : « que je relusse » (de relire) et « que je ne me précipitasse pas » (de se précipiter). Ces formes ne s'entendent presque jamais à l'oral, ce qui les rend redoutables sous la dictée : il faut les reconstruire par la règle et non par l'habitude.

4

eut distribué ... j'eus rassemblé

Les subordonnées de temps introduites par « Lorsque » et « Dès que » expriment une action immédiatement antérieure à un verbe au passé simple (« je compris », « courut »). On emploie alors le passé antérieur : « eut distribué » et « j'eus rassemblé ». Il ne faut pas les confondre avec l'imparfait ou le plus-que-parfait : le passé antérieur se forme avec l'auxiliaire conjugué au passé simple.

5

On nous avait prévenus / les conseils que ma professeure m'avait donnés

Deux accords de participe passé avec l'auxiliaire avoir. Le participe reste invariable, sauf quand le COD est placé avant le verbe. Dans « On nous avait prévenus », le COD « nous » (les candidats) précède : accord au masculin pluriel, d'où le -s. Dans « les conseils que ma professeure m'avait donnés », le pronom « que » reprend « les conseils », COD masculin pluriel antéposé : « donnés » prend donc lui aussi un -s.

6

quoi qu'il arrivât

À ne pas écrire « quoiqu'il ». En deux mots, « quoi que » signifie « quelle que soit la chose que » : ici, quelle que soit la chose qui arrive. En un seul mot, « quoique » signifierait « bien que » et n'aurait aucun sens dans la phrase. Le sens tranche, on garde les deux mots. Et puisque le récit est au passé, le verbe se met au subjonctif imparfait, « arrivât », avec accent circonflexe.

Les notions travaillées

  • la concordance des temps
  • Concordance des temps
  • Subjonctif imparfait
  • Passé antérieur
  • Accord du participe passé
  • Homophones (quoi que / quoique)
Réviser la règle : la concordance des temps

Pour aller plus loin

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