Dictées Brevet : 5 dictées corrigées, en ligne ou à imprimer
La dictée Brevet est un exercice d'orthographe destiné aux élèves de 3e qui préparent le brevet (classe de 3e). Elle consiste à écouter un texte d'environ 150 mots et à l'écrire sans faute, puis à recevoir une correction par IA qui explique chaque faute et un programme de révision personnalisé, ciblé sur ses faiblesses réelles. En Brevet, on travaille en priorité la concordance des temps, l'accord du participe passé dans tous les cas et la ponctuation et les homophones piégeux.
- Lue à voix haute
- Corrigée par l’IA
- Chaque faute expliquée
- Sans inscription
Les dictées Brevet à faire en ligne ou à imprimer
5 dictées Brevet corrigées, soit 739 mots dictés et 27 notions du programme. Chaque dictée s'écoute en ligne, se corrige par l'IA et se télécharge en PDF, sans inscription.
Chaque dictée est aussi disponible en version imprimable (PDF), texte pour l'élève et corrigé pour l'enseignant ou le parent, directement depuis sa page, sans créer de compte.
À la fin de la troisième, la dictée n'est plus un simple exercice de classe : elle vaut dix points au diplôme national du brevet, et ces dix points se jouent souvent sur trois ou quatre accords. Un élève de 3e ne bute plus sur ce qui l'arrêtait en 5e ou en 4e. Le son, les mots d'usage courant, l'accord sujet-verbe simple : tout cela devrait être stabilisé. Ce qui départage désormais, c'est la capacité à raisonner sur une phrase longue, à tenir la cohérence des temps d'un récit et à accorder un participe passé dont le complément est passé devant le verbe.
Le texte est toujours un extrait littéraire, souvent Maupassant, Colette, Zola, parfois un auteur contemporain, d'environ six cents signes, soit une centaine de mots. On y glisse délibérément des pièges d'auteur : une inversion sujet-verbe, une subordonnée enchâssée, un participe passé pronominal, un « tout » qu'il faut savoir accorder ou laisser invariable. Rien n'est laissé au hasard, et c'est justement pour cela qu'on peut s'y préparer.
Ce qui change vraiment par rapport au début du collège, c'est l'exigence de justification. On n'attend plus de l'élève qu'il « sente » l'orthographe : on attend qu'il sache pourquoi « les lettres qu'elle a reçues » prend un s, et pourquoi « elle a reçu des lettres » ne le prendrait pas. Cette bascule vers l'analyse grammaticale, c'est le cœur du niveau.
À cet âge, l'erreur ne vient presque jamais d'un mot inconnu. Elle vient d'une chaîne d'accords qu'on n'a pas remontée jusqu'au bout, d'un temps qu'on a « entendu » au lieu de l'avoir raisonné. La dictée reste l'exercice le plus révélateur qui soit : elle oblige à écrire sous contrainte, sans dictionnaire, en tenant à la fois le sens, la grammaire et la ponctuation. C'est exactement ce que le correcteur du brevet cherche à mesurer.
Écoutez et écrivez votre dictée
Mettez en pause à tout moment, puis lancez la correction par l'IA.
Que dit le programme de Brevet ?
La dictée du brevet, notée sur 10 points, est un extrait littéraire d'environ 600 signes, soit une centaine de mots. Elle évalue l'orthographe grammaticale et lexicale, la ponctuation et les accords. Une faute grammaticale retire 1 point, une faute d'usage 0,5 point ; la note ne descend jamais sous zéro.
Au brevet, il n'y a plus de « programme de dictée » à part : la dictée mobilise tout ce que le cycle 4 a installé en orthographe et en grammaire. Le jour de l'épreuve, on dicte un extrait littéraire d'environ six cents signes (quatre cents pour la dictée aménagée), et le correcteur applique un barème sur dix points. Une faute grammaticale coûte un point, une faute lexicale un demi-point, et les erreurs de ponctuation, de majuscule ou d'accent sont regroupées, puis retirées à raison d'un demi-point par série de quatre. La note ne descend jamais sous zéro, et une même faute répétée n'est comptée qu'une fois. Voici les notions qu'un élève de 3e doit avoir verrouillées.
La concordance des temps dans le récit
Le récit littéraire de la dictée est presque toujours au passé. L'élève doit articuler sans faute le passé simple (l'action de premier plan : « il ouvrit la porte ») et l'imparfait (le décor, l'habitude : « la pluie tombait »). Dès qu'une subordonnée s'en mêle, la difficulté monte d'un cran : « il crut qu'elle était partie » exige un plus-que-parfait, « il pensait qu'elle reviendrait » un conditionnel. Le piège classique de la 3e, c'est le verbe qu'on accorde à l'oreille sur le temps voisin au lieu de le rattacher à sa vraie proposition. Tenir la ligne du temps sur toute une phrase, voilà ce qui sépare un 8/10 d'un 5/10.
L'accord du participe passé dans tous les cas
C'est la notion reine du brevet, celle qui rapporte ou coûte le plus de points. Trois cas se superposent. Avec être, le participe s'accorde avec le sujet : « elles sont arrivées ». Avec avoir, il ne s'accorde que si le complément d'objet direct est placé avant le verbe : « les fleurs qu'il a cueillies », mais « il a cueilli des fleurs ». Les verbes pronominaux réservent les plus jolis pièges : « elle s'est lavée » (accord avec le sujet), « elle s'est lavé les mains » (pas d'accord, le COD suit le verbe), « ils se sont succédé » (aucun accord, se est ici complément indirect). À ce niveau, l'erreur ne vient pas de l'ignorance de la règle, mais de la précipitation : on n'a cherché ni le COD ni sa place.
Les homophones grammaticaux qui piègent en 3e
Les homophones qui tombent au brevet ne sont plus « a / à » ni « et / est » : ce sont des couples que même les adultes hésitent à trancher. « Quoique » au sens de bien que, contre « quoi que » au sens de quelle que soit la chose que ; « quelque », adverbe invariable devant un nombre (« quelque cent mètres »), contre « quelques » déterminant ; « quel que » en deux mots devant le verbe être (« quels que soient ses efforts »). Ajoutez « parti / partie », « davantage / d'avantage », « plutôt / plus tôt », « près / prêt ». Chacun se résout par une petite manipulation : on remplace, on transforme, on revient au sens. C'est cette gymnastique d'analyse, et non la mémoire, que l'épreuve récompense.
La ponctuation, la virgule et le dialogue
On sous-estime toujours la ponctuation, jusqu'au jour où l'on découvre qu'elle rapporte, elle aussi, des points au brevet. Dans un extrait narratif, la dictée glisse souvent un dialogue : il faut alors ouvrir les guillemets, placer un tiret à chaque changement de locuteur et ne pas oublier la ponctuation autour de l'incise («, Je pars, dit-il, sans me retourner. »). La virgule, elle, obéit à la syntaxe : on encadre une relative explicative, on sépare les éléments d'une énumération, on isole un complément placé en tête de phrase. Le point-virgule et les deux-points, plus rares, sont dictés à voix haute par le professeur. Une phrase correctement ponctuée prouve qu'on a compris sa construction, et pas seulement qu'on a bien écouté.
L'épreuve, le barème et le jour J
Comprendre le barème, c'est déjà gagner des points. La dictée du DNB dure une vingtaine de minutes et s'insère dans la première partie de l'épreuve de français. Le professeur lit le texte en entier, le dicte lentement en annonçant la ponctuation, puis le relit une dernière fois. Une faute de grammaire (accord, conjugaison, homophone grammatical) retire un point ; une faute d'usage (consonne double oubliée, accent manquant) un demi-point ; les erreurs de ponctuation et de majuscule sont regroupées et comptées par séries de quatre. La note ne peut pas devenir négative, et répéter la même faute ne compte qu'une fois. Pour les élèves à besoins particuliers, une dictée aménagée, texte réduit ou proposé à trous, est prévue. Savoir tout cela, c'est cesser de paniquer devant sa copie.
Source : Programme d'enseignement du cycle 4 (français, 5e-4e-3e), B.O. n° 31 du 30 juillet 2020.
Comment faire une dictée Brevet ?
S'entraîner en ligne avec la correction immédiate
À quelques semaines du brevet, rien ne fait progresser aussi vite que des dictées courtes assorties d'un retour immédiat. Sur Dictée en ligne, l'élève écoute un extrait littéraire lu au rythme de l'examen, réécoute le passage qu'il n'a pas saisi, puis soumet son texte. La correction ne se contente pas de souligner en rouge : elle explique chaque faute, pourquoi ce participe s'accorde, pourquoi cet homophone est faux, et repère les règles qui reviennent copie après copie. Un programme de révision cible alors les points faibles réels de l'élève au lieu de tout reprendre à zéro. Ce diagnostic personnalisé fait toute la différence quand le temps manque.
La dictée en classe, au format de l'examen
En classe, le professeur reproduit les conditions du jour J : lecture intégrale, dictée lente avec la ponctuation annoncée, puis relecture. À ce niveau, on privilégie un vrai texte d'auteur plutôt que des phrases fabriquées, parce que c'est précisément ce qui tombe au brevet. La correction collective a une vertu rare : elle transforme la faute d'un élève en règle pour toute la classe. On y prend l'habitude de justifier à l'oral (« j'accorde parce que le COD est placé devant le verbe »), ce qui ancre le réflexe d'analyse. La dictée négociée mérite aussi sa place : les élèves confrontent leurs versions en petits groupes avant la correction, verbalisent leurs doutes, et c'est souvent là que la règle s'installe pour de bon.
À la maison, dix minutes avec un parent
Un parent n'a nul besoin d'être professeur de français pour faire réviser une dictée. Tout tient dans la régularité : dix minutes trois fois par semaine valent mieux qu'une heure le dimanche soir. On dicte un court passage, une dictée en ligne fera l'affaire si l'on préfère une voix enregistrée, puis on corrige ensemble, sans dramatiser la faute. Le bon réflexe n'est pas de donner la réponse, mais de poser la question qui déclenche le raisonnement : « Cherche le sujet du verbe », « Où est le complément ? ». On peut aussi travailler la dictée à trous sur les seuls mots difficiles, ou faire réécrire trois fois la forme corrigée une fois la règle comprise. L'objectif reste que l'enfant s'entende justifier, et pas seulement recopier.
Progression recommandée sur l'année
Diagnostic et remise à niveau. On refait le point sur l'accord sujet-verbe, les homophones de base (a / à, ses / ces) et l'accord du participe passé avec être. Objectif : repérer les fautes qui traînent depuis la 4e avant d'attaquer les difficultés propres au brevet.
Le participe passé dans tous les cas. On travaille méthodiquement l'accord avec avoir et le COD antéposé, puis les verbes pronominaux (elle s'est lavée / elle s'est lavé les mains). Une dictée hebdomadaire d'extrait littéraire installe le réflexe de chercher le complément.
Concordance des temps et ponctuation. Récits au passé simple et à l'imparfait, subordonnées au plus-que-parfait et au conditionnel, dialogue et incises. On commence à chronométrer pour habituer l'élève au rythme réel de la dictée du brevet.
Les homophones et accords piégeux du niveau : quoique / quoi que, quelque / quel que, tout et même adverbes. On dépouille les dictées des annales du brevet pour repérer les pièges qui reviennent d'une session à l'autre.
Entraînement en conditions d'examen. Dictées complètes de six cents signes, corrigées au barème officiel, avec relecture chronométrée. On installe la méthode du jour J : relire une fois pour le sens, une fois pour les accords, une fois pour la ponctuation.
Les fautes les plus fréquentes en Brevet
En Brevet, l'orthographe se joue surtout sur la concordance des temps, l'accord du participe passé dans tous les cas et la ponctuation et les homophones piégeux. Voici les pièges que l'on retrouve le plus souvent, et ce que l'IA surveille en priorité.
L'élève écrit au temps qu'il « entend » dans la phrase précédente au lieu de raccrocher chaque verbe à sa proposition. On récolte un imparfait là où il fallait un plus-que-parfait (« il crut qu'elle partait » pour « qu'elle était partie »). À 15 ans, on lit vite et l'on se dicte plus vite encore dans sa tête : la ligne du temps casse dès que la phrase s'allonge.
La règle est sue par cœur, mais elle exige deux réflexes qu'on oublie sous la pression : identifier le COD, puis vérifier s'il est placé avant le verbe. Les pronominaux ajoutent une couche (« elles se sont succédé » ne s'accorde pas). C'est moins un problème de savoir qu'un problème de méthode et de temps de relecture.
Ces homophones se ressemblent à l'oreille et ne se distinguent que par le sens ou la construction. « Quoique » n'est pas « quoi que », « parti » n'est pas « partie ». L'élève tranche au hasard faute d'avoir le réflexe de manipuler la phrase, remplacer « quoique » par « bien que » pour vérifier. C'est un piège d'analyse, pas de vocabulaire.
La ponctuation passe pour secondaire, alors on la néglige à la relecture. Le dialogue concentre les oublis : tiret manquant, virgule avalée dans l'incise, guillemets mal fermés. Beaucoup d'élèves ponctuent « au feeling », sans relier la virgule à la construction de la phrase, et laissent filer des demi-points qui, cumulés, pèsent sur la note.
« Tout », « même » et « quelque » changent de nature selon le contexte : tantôt déterminants variables, tantôt adverbes invariables. « Ils sont tout étonnés » mais « elles sont tout étonnées » ; « les mêmes livres » mais « eux-mêmes ». L'oreille n'aide pas, puisque le pluriel ne s'entend pas. Il faut savoir nommer la fonction du mot, un raisonnement qu'on n'a pas toujours automatisé en 3e.
À partir de vos dernières dictées, on cible la priorité à travailler et on propose les exercices adaptés.
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