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Dictées Seconde
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La répétition au théâtre
l'accord du participe passé des verbes pronominaux
152 mots · 7 min · DifficileTextes de dictée Seconde à imprimer
Les dictées ci-dessus disposent d’une fiche imprimable. Retrouvez aussi ces textes à dicter sur papier, avec une zone d’écriture et le texte de référence pour la correction.
- Le retour au village natal158 mots · l'imparfait et le passé simple dans le récit · accord sujet-verbe dans les cas difficiles
- La mobilisation citoyenne158 mots · emploi du subjonctif · ponctuation de la citation
- La traversée de la forêt153 mots · accords dans le groupe nominal étendu · participe passé avec être et avoir
- L'atelier d'écriture161 mots · adverbes en -ment · concordance des temps au subjonctif
Conseils pour progresser en dictée Seconde
Écoutez une première fois, écrivez à votre rythme, puis reprenez une difficulté à la fois.
Les notions à travailler en Seconde
En seconde, il n’y a plus de programme d’orthographe séparé : l’étude de la langue sert la littérature. On consolide tout ce qui précède, l’accord du participe passé dans tous les cas, la concordance des temps, les homophones et paronymes savants et un lexique soutenu, sur des textes plus longs et plus subtils.
L’accord du participe passé dans tous les cas
C’est la difficulté reine du lycée, parce qu’elle concentre toutes les autres. On consolide les deux règles de base (accord avec le sujet pour « être », invariabilité avec « avoir » sans COD antéposé), puis on affronte les cas subtils : le COD placé avant le verbe (« les décisions qu’elle a prises »), les verbes pronominaux (« elles se sont succédé », « elle s’est lavé les mains »), le participe suivi d’un infinitif (« les cantatrices que j’ai entendues chanter » mais « les airs que j’ai entendu chanter »), et l’invariabilité de « fait » devant un infinitif. Chaque cas exige d’identifier précisément le COD et le sujet réel.
Les modes et la concordance des temps
La seconde attend une maîtrise complète du verbe. Il faut employer et orthographier le subjonctif présent et passé après ses déclencheurs (« bien que », « pour que », « à moins que »), distinguer le conditionnel du futur aux premières personnes (« je serais » / « je serai »), et respecter la concordance entre principale et subordonnée. À l’écrit soutenu apparaissent même les temps littéraires du subjonctif imparfait et plus-que-parfait (« il eût fallu qu’ils vinssent »), qu’on doit au moins reconnaître et savoir lire. C’est l’architecture temporelle de la phrase complexe qui se joue ici.
Les homophones et paronymes du registre soutenu
Au lycée, les homophones ne sont plus seulement grammaticaux (« a » / « à », « ce » / « se ») : s’y ajoutent des paronymes savants que le vocabulaire littéraire rend fréquents et piégeux. Il faut distinguer « censé » (supposé) de « sensé » (raisonnable), « davantage » de « d’avantage », « plus tôt » de « plutôt », « quoique » (bien que) de « quoi que », « quelque » de « quel que », « différend » (désaccord) de « différent » (dissemblable), « conjecture » de « conjoncture ». Ces distinctions reposent sur le sens autant que sur le son, et se tranchent par l’analyse du contexte.
L’orthographe lexicale soutenue et la ponctuation
Les textes littéraires imposent un vocabulaire abstrait et savant, souvent d’origine grecque ou latine, avec ses graphies particulières (« rythme », « psychologie », « chœur »), ses consonnes doubles et ses lettres muettes (« occurrence », « dilemme », « apparemment »). Il faut aussi maîtriser la formation des adverbes en -ment (« couramment », « prudemment ») et distinguer participe présent invariable et adjectif verbal (« fatigant » / « fatiguant »). S’ajoute la ponctuation exigeante du commentaire : deux-points et guillemets de la citation, incises du discours rapporté, virgule des relatives explicatives et des propositions détachées dans la période longue.
Source : Programme de français de seconde générale et technologique (B.O. spécial n° 1 du 22 janvier 2019)
Comment organiser une séance ?
En ligne, sur Dictée en ligne
Sur le site, la dictée de seconde est lue à un débit soutenu, proche de celui d’un examen, avec réécoute possible de chaque phrase. L’élève saisit le texte, puis la correction par IA analyse chaque erreur et l’explique dans le vocabulaire grammatical du lycée : elle ne se contente pas de signaler un participe passé mal accordé, elle rappelle la règle en jeu (COD antéposé, pronominal, suivi d’infinitif). Le programme de révision cible ensuite précisément les cas qui résistent, ce qui est décisif à ce niveau où la faute vient presque toujours d’un cas subtil, pas d’une règle ignorée.
En classe, la dictée au lycée
Au lycée, la dictée n’est plus un rituel hebdomadaire mais un outil ponctuel, souvent adossé à l’étude d’une œuvre : on dicte un extrait du texte étudié, ce qui lie orthographe et lecture littéraire. Le professeur privilégie des passages à forte densité grammaticale (accords délicats, subjonctif, discours rapporté) et corrige en verbalisant l’analyse : « pourquoi cet accord ? quel est le COD ? ». On travaille aussi la dictée d’aménagement, où l’on justifie ses choix, pour transformer l’exercice en réflexion sur la langue plutôt qu’en simple contrôle.
Chez soi, en autonomie
À seize ans, l’élève peut et doit s’entraîner seul. Le plus efficace est de cibler ses faiblesses réelles plutôt que de tout revoir : si le participe passé pronominal résiste, il faut multiplier les dictées qui le contiennent et se constituer une petite règle personnelle. Se relire activement est essentiel : repérer chaque participe passé, chercher son auxiliaire et son COD, vérifier chaque homophone savant en substituant un synonyme (« censé » = « supposé »). Lire beaucoup de littérature, enfin, ancre naturellement le lexique soutenu et la ponctuation de la phrase longue.
Construire une progression
Période 1 — Révision des fondamentaux du collège : accord sujet-verbe dans les cas difficiles (sujet éloigné, collectif, coordonné), accords du groupe nominal étendu, imparfait et passé simple du récit, homophones grammaticaux savants et accents du lexique soutenu. Dictées littéraires d’environ 150 mots.
Période 2 — Le participe passé avec être et avoir, y compris le COD antéposé. Valeurs des temps de l’indicatif et concordance. Orthographe des adverbes en -ment (-amment, -emment) et emploi soutenu des majuscules (gentilés, époques, institutions).
Période 3 — Le participe passé des verbes pronominaux, l’emploi du subjonctif et du conditionnel, les homophones « quelque » / « quel que » et « quoique » / « quoi que ». La ponctuation de la citation et du discours rapporté, attendue en commentaire.
Période 4 — Les accords fins : participe passé suivi d’un infinitif, participe présent contre adjectif verbal. Paronymes savants (censé/sensé, différend/différent), orthographe des mots grecs et latins, ponctuation de la phrase complexe. Textes plus longs et plus denses.
Période 5 — Maîtrise subtile de fin d’année : concordance des temps avec le subjonctif (jusqu’aux temps littéraires), terminaisons verbales et homophones piégeux, accords délicats de tout, même, tel, demi. Dictées littéraires longues, jusqu’à environ 210 mots.
Les erreurs fréquentes à repérer
Accord du participe passé (pronominaux, COD antéposé)
C’est l’erreur emblématique du lycée. L’élève connaît les règles de base mais bute sur les cas subtils : il n’accorde pas « les lettres qu’il a écrites » (COD antéposé), ou accorde à tort « elle s’est lavé les mains » (le COD suit le verbe). Ces cas se décident en identifiant précisément le COD et sa place, une analyse que seule la pratique rend automatique.
Homophones et paronymes piégeux (davantage, quoique, censé/sensé)
Le vocabulaire soutenu multiplie les mots qui se ressemblent : « censé » (supposé) et « sensé » (raisonnable), « quoique » (bien que) et « quoi que », « davantage » et « d’avantage », « différend » et « différent ». La confusion vient d’un choix fait à l’oreille alors qu’il dépend du sens. On tranche en remplaçant le mot par un synonyme ou en analysant sa fonction dans la phrase.
Concordance des temps
Dans une phrase complexe, le temps de la subordonnée dépend de celui de la principale. L’élève écrit « il affirmait qu’il vient » au lieu de « qu’il viendrait », ou emploie l’indicatif après un déclencheur de subjonctif. La difficulté augmente avec la longueur de la phrase, quand la principale et la subordonnée sont éloignées et que le fil temporel se perd.
Orthographe lexicale soutenue
Les textes littéraires imposent un lexique abstrait aux graphies exigeantes : mots grecs et latins (« rythme », « chœur », « psychologie »), consonnes doubles et lettres muettes (« occurrence », « dilemme », « apparemment »). Ces mots ne se déduisent d’aucune règle simple : ils se mémorisent, souvent par familles, et la lecture régulière de littérature reste le meilleur moyen de les fixer.
Ponctuation de la citation et du discours
En commentaire littéraire, intégrer une citation exige une ponctuation précise : deux-points et guillemets, place de la virgule et du point dans l’incise (« Partez », ordonna-t-il), crochets pour signaler une coupe. L’élève oublie souvent ces conventions, ou ponctue au jugé. Or une citation mal ponctuée trahit une lecture imprécise autant qu’une négligence de forme.

