Aller au contenu principal

ÉCOUTER · ÉCRIRE · COMPRENDRE

Dictées Seconde

6 dictées avec audio et corrigé, pour progresser en Seconde à votre rythme.

Audio, textes et corrigés accessibles sans compte · Fiches à imprimer

Sans compte : 2 corrections/mois par connexion Internet, première erreur expliquée. Compte gratuit : 5 corrections/mois partagées entre les activités, avec les explications restantes. Accès et formules.

Choisissez votre dictée Seconde

Textes de dictée Seconde à imprimer

Les dictées ci-dessus disposent d’une fiche imprimable. Retrouvez aussi ces textes à dicter sur papier, avec une zone d’écriture et le texte de référence pour la correction.

Conseils pour progresser en dictée Seconde

Écoutez une première fois, écrivez à votre rythme, puis reprenez une difficulté à la fois.

Progression annuelle en dictée Seconde : les notions à travailler, période par période.
Une répartition proposée par le site pour l’année Seconde, à adapter à la progression de la classe.
Les notions à travailler en Seconde

En seconde, il n’y a plus de programme d’orthographe séparé : l’étude de la langue sert la littérature. On consolide tout ce qui précède, l’accord du participe passé dans tous les cas, la concordance des temps, les homophones et paronymes savants et un lexique soutenu, sur des textes plus longs et plus subtils.

L’accord du participe passé dans tous les cas

C’est la difficulté reine du lycée, parce qu’elle concentre toutes les autres. On consolide les deux règles de base (accord avec le sujet pour « être », invariabilité avec « avoir » sans COD antéposé), puis on affronte les cas subtils : le COD placé avant le verbe (« les décisions qu’elle a prises »), les verbes pronominaux (« elles se sont succédé », « elle s’est lavé les mains »), le participe suivi d’un infinitif (« les cantatrices que j’ai entendues chanter » mais « les airs que j’ai entendu chanter »), et l’invariabilité de « fait » devant un infinitif. Chaque cas exige d’identifier précisément le COD et le sujet réel.

Les modes et la concordance des temps

La seconde attend une maîtrise complète du verbe. Il faut employer et orthographier le subjonctif présent et passé après ses déclencheurs (« bien que », « pour que », « à moins que »), distinguer le conditionnel du futur aux premières personnes (« je serais » / « je serai »), et respecter la concordance entre principale et subordonnée. À l’écrit soutenu apparaissent même les temps littéraires du subjonctif imparfait et plus-que-parfait (« il eût fallu qu’ils vinssent »), qu’on doit au moins reconnaître et savoir lire. C’est l’architecture temporelle de la phrase complexe qui se joue ici.

Les homophones et paronymes du registre soutenu

Au lycée, les homophones ne sont plus seulement grammaticaux (« a » / « à », « ce » / « se ») : s’y ajoutent des paronymes savants que le vocabulaire littéraire rend fréquents et piégeux. Il faut distinguer « censé » (supposé) de « sensé » (raisonnable), « davantage » de « d’avantage », « plus tôt » de « plutôt », « quoique » (bien que) de « quoi que », « quelque » de « quel que », « différend » (désaccord) de « différent » (dissemblable), « conjecture » de « conjoncture ». Ces distinctions reposent sur le sens autant que sur le son, et se tranchent par l’analyse du contexte.

L’orthographe lexicale soutenue et la ponctuation

Les textes littéraires imposent un vocabulaire abstrait et savant, souvent d’origine grecque ou latine, avec ses graphies particulières (« rythme », « psychologie », « chœur »), ses consonnes doubles et ses lettres muettes (« occurrence », « dilemme », « apparemment »). Il faut aussi maîtriser la formation des adverbes en -ment (« couramment », « prudemment ») et distinguer participe présent invariable et adjectif verbal (« fatigant » / « fatiguant »). S’ajoute la ponctuation exigeante du commentaire : deux-points et guillemets de la citation, incises du discours rapporté, virgule des relatives explicatives et des propositions détachées dans la période longue.

Source : Programme de français de seconde générale et technologique (B.O. spécial n° 1 du 22 janvier 2019)

Comment organiser une séance ?

En ligne, sur Dictée en ligne

Sur le site, la dictée de seconde est lue à un débit soutenu, proche de celui d’un examen, avec réécoute possible de chaque phrase. L’élève saisit le texte, puis la correction par IA analyse chaque erreur et l’explique dans le vocabulaire grammatical du lycée : elle ne se contente pas de signaler un participe passé mal accordé, elle rappelle la règle en jeu (COD antéposé, pronominal, suivi d’infinitif). Le programme de révision cible ensuite précisément les cas qui résistent, ce qui est décisif à ce niveau où la faute vient presque toujours d’un cas subtil, pas d’une règle ignorée.

En classe, la dictée au lycée

Au lycée, la dictée n’est plus un rituel hebdomadaire mais un outil ponctuel, souvent adossé à l’étude d’une œuvre : on dicte un extrait du texte étudié, ce qui lie orthographe et lecture littéraire. Le professeur privilégie des passages à forte densité grammaticale (accords délicats, subjonctif, discours rapporté) et corrige en verbalisant l’analyse : « pourquoi cet accord ? quel est le COD ? ». On travaille aussi la dictée d’aménagement, où l’on justifie ses choix, pour transformer l’exercice en réflexion sur la langue plutôt qu’en simple contrôle.

Chez soi, en autonomie

À seize ans, l’élève peut et doit s’entraîner seul. Le plus efficace est de cibler ses faiblesses réelles plutôt que de tout revoir : si le participe passé pronominal résiste, il faut multiplier les dictées qui le contiennent et se constituer une petite règle personnelle. Se relire activement est essentiel : repérer chaque participe passé, chercher son auxiliaire et son COD, vérifier chaque homophone savant en substituant un synonyme (« censé » = « supposé »). Lire beaucoup de littérature, enfin, ancre naturellement le lexique soutenu et la ponctuation de la phrase longue.

Construire une progression
En seconde, aucune règle nouvelle n’est introduite : l’année consolide et affine. La progression va de la révision des fondamentaux du collège à la maîtrise subtile des cas les plus délicats, sur des textes littéraires de plus en plus longs.

Période 1 — Révision des fondamentaux du collège : accord sujet-verbe dans les cas difficiles (sujet éloigné, collectif, coordonné), accords du groupe nominal étendu, imparfait et passé simple du récit, homophones grammaticaux savants et accents du lexique soutenu. Dictées littéraires d’environ 150 mots.

Période 2 — Le participe passé avec être et avoir, y compris le COD antéposé. Valeurs des temps de l’indicatif et concordance. Orthographe des adverbes en -ment (-amment, -emment) et emploi soutenu des majuscules (gentilés, époques, institutions).

Période 3 — Le participe passé des verbes pronominaux, l’emploi du subjonctif et du conditionnel, les homophones « quelque » / « quel que » et « quoique » / « quoi que ». La ponctuation de la citation et du discours rapporté, attendue en commentaire.

Période 4 — Les accords fins : participe passé suivi d’un infinitif, participe présent contre adjectif verbal. Paronymes savants (censé/sensé, différend/différent), orthographe des mots grecs et latins, ponctuation de la phrase complexe. Textes plus longs et plus denses.

Période 5 — Maîtrise subtile de fin d’année : concordance des temps avec le subjonctif (jusqu’aux temps littéraires), terminaisons verbales et homophones piégeux, accords délicats de tout, même, tel, demi. Dictées littéraires longues, jusqu’à environ 210 mots.

Les erreurs fréquentes à repérer

Accord du participe passé (pronominaux, COD antéposé)

C’est l’erreur emblématique du lycée. L’élève connaît les règles de base mais bute sur les cas subtils : il n’accorde pas « les lettres qu’il a écrites » (COD antéposé), ou accorde à tort « elle s’est lavé les mains » (le COD suit le verbe). Ces cas se décident en identifiant précisément le COD et sa place, une analyse que seule la pratique rend automatique.

Homophones et paronymes piégeux (davantage, quoique, censé/sensé)

Le vocabulaire soutenu multiplie les mots qui se ressemblent : « censé » (supposé) et « sensé » (raisonnable), « quoique » (bien que) et « quoi que », « davantage » et « d’avantage », « différend » et « différent ». La confusion vient d’un choix fait à l’oreille alors qu’il dépend du sens. On tranche en remplaçant le mot par un synonyme ou en analysant sa fonction dans la phrase.

Concordance des temps

Dans une phrase complexe, le temps de la subordonnée dépend de celui de la principale. L’élève écrit « il affirmait qu’il vient » au lieu de « qu’il viendrait », ou emploie l’indicatif après un déclencheur de subjonctif. La difficulté augmente avec la longueur de la phrase, quand la principale et la subordonnée sont éloignées et que le fil temporel se perd.

Orthographe lexicale soutenue

Les textes littéraires imposent un lexique abstrait aux graphies exigeantes : mots grecs et latins (« rythme », « chœur », « psychologie »), consonnes doubles et lettres muettes (« occurrence », « dilemme », « apparemment »). Ces mots ne se déduisent d’aucune règle simple : ils se mémorisent, souvent par familles, et la lecture régulière de littérature reste le meilleur moyen de les fixer.

Ponctuation de la citation et du discours

En commentaire littéraire, intégrer une citation exige une ponctuation précise : deux-points et guillemets, place de la virgule et du point dans l’incise (« Partez », ordonna-t-il), crochets pour signaler une coupe. L’élève oublie souvent ces conventions, ou ponctue au jugé. Or une citation mal ponctuée trahit une lecture imprécise autant qu’une négligence de forme.

Questions sur la dictée Seconde

Quelle dictée pour un élève de seconde ?
Choisissez un extrait littéraire suivi d’environ 150 à 200 mots, à la langue soutenue, contenant plusieurs difficultés à la fois : accords du participe passé, subjonctif, homophones savants, lexique abstrait. À ce niveau, l’intérêt n’est pas d’isoler une règle mais de tout mobiliser en même temps, comme dans un vrai texte. Un passage d’une œuvre au programme est idéal, car il lie orthographe et lecture.
Combien de mots fait une dictée de seconde ?
Environ 170 mots, avec une progression sur l’année : autour de 150 mots en début d’année, jusqu’à près de 210 mots au troisième trimestre. Ces dictées sont plus longues qu’au brevet, non parce que les règles sont nouvelles, mais parce que la maîtrise se prouve sur un texte étendu, aux phrases longues et au vocabulaire exigeant.
Que travaille-t-on en dictée en seconde ?
On consolide tout, sans règle nouvelle : l’accord du participe passé dans tous les cas (être, avoir, COD antéposé, pronominaux, suivi d’infinitif), la concordance des temps et l’emploi des modes (subjonctif, conditionnel), les homophones et paronymes savants, l’orthographe lexicale soutenue et la ponctuation de la citation et de la phrase complexe.
Y a-t-il encore un programme d’orthographe au lycée ?
Pas de programme séparé. Au lycée, le français est centré sur la littérature et l’étude de la langue la sert. Le programme de seconde désigne cependant des objets travaillés dès cette classe (accords, valeurs et concordance du verbe, phrase complexe, lexique). Pour la dictée, cela signifie une consolidation avancée de tout ce qui a été appris au collège, sur des cas plus subtils.
Comment progresser en orthographe en seconde ?
Ciblez vos faiblesses réelles plutôt que de tout revoir. Entraînez-vous sur des dictées qui contiennent le cas qui résiste (souvent le participe passé), relisez-vous activement en repérant chaque participe et chaque homophone, et vérifiez-les par substitution. Lisez beaucoup de littérature : c’est ce qui ancre le lexique soutenu, la concordance des temps et la ponctuation de la phrase longue.
La dictée est-elle utile pour le bac de français ?
Oui, indirectement mais réellement. L’écrit du bac de français (commentaire, dissertation) est noté aussi sur la correction de la langue, et une orthographe fragile pénalise même de bonnes idées. S’entraîner à la dictée en seconde consolide les automatismes d’accord, de concordance et de ponctuation de la citation qui serviront tout au long du cycle terminal.

Continuer la progression

Dictée Première
Le niveau suivant
Dictée Brevet
Réviser le niveau précédent
Dictée à trous Seconde
Compléter les mots
Cherche les fautes Seconde
Repérer les erreurs
Dictées Seconde à imprimer
Les fiches à imprimer
Dictées par notion
Cibler une difficulté
Méthode de notre observatoire
Collecte, anonymisation et conditions de publication
Corriger une dictée
Coller votre texte
Dictées difficiles
Monter d’un cran