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Dictées Terminale
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Au marché aux étoffes
les accords savants : même, quelque, tel, couleurs, numéraux
199 mots · 11 min · ExpertL'héritage des mots
la synthèse au plus haut niveau : orthographe, accords et style
278 mots · 12 min · ExpertTextes de dictée Terminale à imprimer
Les dictées ci-dessus disposent d’une fiche imprimable. Retrouvez aussi ces textes à dicter sur papier, avec une zone d’écriture et le texte de référence pour la correction.
- La méditation du philosophe214 mots · subjonctif imparfait et plus-que-parfait · conditionnel passé deuxième forme
- Le manuscrit retrouvé202 mots · participe passé suivi d'un infinitif · participe passé des verbes impersonnels
- La représentation tragique207 mots · ponctuation de la phrase longue · majuscules savantes
- Le carnet de l'exilée206 mots · homophones lexicaux savants · locutions latines
Conseils pour progresser en dictée Terminale
Écoutez une première fois, écrivez à votre rythme, puis reprenez une difficulté à la fois.
Les notions à travailler en Terminale
La Terminale est le plafond de l’échelle : on y vise une orthographe et une syntaxe irréprochables, à l’entrée dans le supérieur. La dictée révise le participe passé jusqu’à ses cas rares, la concordance des modes littéraires, les accords fins (tout, même, quelque) et la ponctuation de la phrase longue.
Le participe passé jusqu’à ses cas rares
Les cas courants (être, avoir, COD antéposé, pronominaux réfléchis et réciproques) sont supposés acquis d’emblée. La Terminale ajoute les situations limites qui départagent les copies. Le participe des verbes impersonnels reste invariable, le « il » n’étant pas un vrai sujet : « les chaleurs qu’il a fait », « les efforts qu’il a fallu », « les inondations qu’il y a eu ». Le participe suivi d’un infinitif ne s’accorde que si le COD fait l’action (« les musiciens que j’ai entendus jouer » contre « les airs que j’ai entendu jouer »), fait restant toujours invariable (« les robes qu’elle a fait faire »). S’y ajoutent ci-joint, étant donné, vu, excepté, passé, invariables devant le nom mais variables après.
Les accords fins : tout, même, quelque, demi, couleurs
C’est le domaine où l’excellence se joue au détail. Tout est tantôt déterminant ou pronom variable (« tous les jours », « toutes venues »), tantôt adverbe invariable sauf devant un adjectif féminin à initiale consonantique (« elle est tout émue » mais « toute honteuse »). Même varie en adjectif (« les mêmes causes ») mais non en adverbe (« même les sages »). Quelque se distingue de quel que en deux mots devant le verbe être. On maîtrise aussi demi, nu, mi, semi invariables avant le nom avec trait d’union (« une demi-heure », « nu-pieds »), les adjectifs de couleur composés ou issus de noms invariables (« des yeux marron », « des rubans bleu clair »), et l’accord de vingt et cent (« quatre-vingts » mais « quatre-vingt-deux »).
La concordance des temps et les modes littéraires
Le texte littéraire au passé impose les temps du subjonctif que le collège n’exigeait pas. L’élève reconnaît et orthographie le subjonctif imparfait (« qu’il aimât », « qu’ils vinssent », « que nous prissions ») et plus-que-parfait (« qu’il eût aimé », « qu’elle fût partie »), sans les confondre avec le passé simple : « qu’il fût » (subjonctif) contre « il fut » (indicatif), « qu’il eût » contre « il eut ». Il identifie aussi le conditionnel passé deuxième forme, de forme identique au plus-que-parfait du subjonctif, employé dans la langue soignée (« il l’eût voulu » = « il l’aurait voulu », « on eût dit un fantôme »), notamment dans l’irréel du passé et après le si littéraire (« si j’eusse su »).
La ponctuation de la phrase longue et de la citation
La période littéraire, à propositions multiples, réclame une ponctuation raisonnée : virgules d’incise, d’apposition et de complément détaché ; point-virgule reliant des propositions équilibrées ; deux-points d’explication, de cause ou de synthèse ; parenthèses et tirets de rupture ; points de suspension à valeur stylistique. La citation, elle, obéit à ses codes : guillemets français (« … »), citation intégrée à la syntaxe ou introduite par deux-points, incise du récit (« Partons », murmura-t-elle), guillemets emboîtés et italique implicite pour les titres et les mots étrangers. À ce niveau, la ponctuation n’est plus mécanique : elle traduit le rythme et le sens de la phrase.
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En ligne, sur Dictée en ligne
Sur le site, l’élève de Terminale s’attaque aux dictées les plus exigeantes du produit : extraits classiques et modernes, textes argumentatifs et poétiques, jusqu’à deux cent quatre-vingts mots. Il écoute, saisit, et reçoit une correction par IA qui ne se contente pas de compter les fautes : elle distingue « qu’il fût » de « il fut », signale un tout adverbe accordé à tort, repère un participe impersonnel qui devait rester invariable. Le programme de révision revient ensuite sur ces cas rares, ceux précisément qui séparent une copie presque parfaite d’une copie irréprochable. C’est un entraînement de finition, pensé pour l’entrée dans le supérieur.
En classe, la dictée d’excellence
En Terminale, la dictée en classe se fait rare mais exigeante. L’enseignant choisit des extraits littéraires denses, souvent au subjonctif imparfait ou à la ponctuation stylistique marquée, pour éprouver la maîtrise plutôt que pour installer une notion. La correction devient une leçon de langue de haut niveau : on justifie l’invariabilité d’un participe impersonnel, on nomme la valeur d’un conditionnel passé deuxième forme, on discute une virgule d’apposition. Beaucoup d’enseignants relient l’exercice à la préparation du supérieur, où l’orthographe reste un critère de crédibilité dans toutes les disciplines. La moindre approximation est débattue, car c’est elle qui distingue les copies.
À la maison, la finition autonome
À dix-sept ou dix-huit ans, le travail est entièrement autonome et vise la finition. Mieux vaut peu de dictées, mais difficiles et analysées à fond, qu’un volume mal relu. La bonne pratique consiste à cibler ses points faibles réels : si les accords fins (tout, même, quelque) résistent, on s’entraîne dessus jusqu’au réflexe ; si la concordance au subjonctif imparfait échappe, on la travaille sur des extraits classiques. Tenir la liste de ses fautes récurrentes, avec la règle formulée en une phrase, et se relire par catégories transforme peu à peu les cas rares en automatismes. L’objectif est qu’aucune faute ne subsiste sous la fatigue d’une longue copie.
Construire une progression
Période 1 (septembre-octobre) — Consolidation au plus haut niveau : accord sujet-verbe dans les cas les plus subtils (collectifs, « un des… qui », sujets coordonnés par ou / ni), synthèse de tous les cas courants du participe passé, accents et signes distinctifs (dû / du, mûr, ambiguïté), homophones et paronymes savants. Dictées d’environ 190 mots.
Période 2 (novembre-décembre) — Le participe passé dans ses cas rares et les accords difficiles : participe suivi d’un infinitif, participe des verbes impersonnels (« qu’il a fallu »), « tout » dans tous ses emplois, « demi / nu / mi / semi », « ci-joint / étant donné / excepté / vu ». On vise l’invariabilité juste au bon endroit.
Période 3 (janvier-février) — Concordance des temps et des modes dans la période complexe : subjonctif imparfait et plus-que-parfait (« qu’il aimât », « qu’elle fût partie »), distinction avec le passé simple, conditionnel passé deuxième forme (« il l’eût voulu »). Textes littéraires patrimoniaux au passé.
Période 4 (mars-avril) — Accords savants restants et lexique rare : « même », « quelque » / « quel que », « tel » / « tel que », adjectifs composés et de couleur, numéraux et fractions (vingt, cent, mille), orthographe lexicale rare, locutions latines (a priori, statu quo) et adverbes en -ment / -amment / -emment.
Période 5 (mai-juin) — Les dictées les plus difficiles du produit : ponctuation de la phrase longue et de la citation, trait d’union et pluriel des noms composés, néologismes, emprunts et rectifications de 1990, majuscules savantes. Périodes littéraires denses de 240 à 280 mots, bilan de fin de lycée.
Les erreurs fréquentes à repérer
Participe passé des cas rares (impersonnels, infinitif)
Les cas courants sont acquis, mais les situations limites piègent encore : accorder à tort un participe impersonnel (« les efforts qu’il a fallus » au lieu de « fallu »), ou mal gérer le participe suivi d’un infinitif selon que le COD fait ou non l’action. C’est ici que se creuse l’écart entre une copie correcte et une copie irréprochable.
Accords fins : tout, même, quelque, demi
L’élève applique la forme la plus fréquente sans voir la nuance : « elle est toute émue » au lieu de « tout émue », « les quelque cent pages » mal analysé, « demi » accordé avant le nom. Ces mots changent de nature (adverbe ou adjectif) selon le contexte, et seule l’analyse grammaticale, non l’oreille, permet de trancher.
Subjonctif imparfait confondu avec le passé simple
Dans un texte littéraire au passé, l’élève écrit « il fut » là où la concordance impose « qu’il fût », ou « il eut » pour « qu’il eût ». L’accent circonflexe du subjonctif imparfait, contre-intuitif, disparaît sous la vitesse. C’est une faute typique du niveau, propre aux temps littéraires que l’usage courant n’emploie plus.
Homophones et paronymes savants
Le lexique cultivé multiplie les confusions que l’oreille ne détecte pas : dessein / dessin, censé / sensé, résonner / raisonner, exaucer / exhausser, et les paronymes éminent / imminent, conjecture / conjoncture, prolixe / prolifique. À ce niveau, une faute de ce type trahit une lecture superficielle du sens, plus qu’une simple étourderie.
Ponctuation de la phrase longue relâchée
Dans une période de plusieurs propositions, l’élève oublie la virgule fermante d’une incise ou d’une apposition, confond deux-points et point-virgule, ou néglige les codes de la citation. La ponctuation n’est plus mécanique à ce niveau : mal maîtrisée, elle brouille le rythme et le sens d’une phrase par ailleurs correcte.

