Dictées Première : 6 dictées corrigées, en ligne ou à imprimer
La dictée Première est un exercice d'orthographe destiné aux élèves de Première (préparation du bac de français) (16-17 ans). Elle consiste à écouter un texte d'environ 200 mots et à l'écrire sans faute, puis à recevoir une correction par IA qui explique chaque faute et un programme de révision personnalisé, ciblé sur ses faiblesses réelles. En Première, on travaille en priorité la richesse lexicale et le registre soutenu, l'accord et la concordance dans la phrase complexe et la ponctuation de la citation et du commentaire.
- Lue à voix haute
- Corrigée par l’IA
- Chaque faute expliquée
- Sans inscription
La Première est l’année du bac de français, et cela change tout le rapport à l’orthographe. Au collège, l’élève apprenait des règles neuves à chaque niveau ; au lycée, il n’y a plus de « programme d’orthographe » autonome. L’étude de la langue devient une consolidation avancée, mise au service de la lecture, de l’écriture et de l’oral. Concrètement, on n’attend plus qu’un élève de Première découvre une règle, mais qu’il l’applique sans hésiter dans une phrase longue, dense et littéraire, celle qu’il rencontre dans les textes du programme et qu’il devra produire au commentaire et à la dissertation.
Trois grands foyers de difficulté structurent l’année. D’abord l’accord du participe passé dans tous les cas : avec être, avec avoir et COD antéposé, mais aussi avec les verbes pronominaux et le participe suivi d’un infinitif (« les cantatrices que j’ai entendues chanter »). Ensuite le système des temps et des modes : la concordance, le subjonctif présent et passé, le conditionnel, jusqu’au subjonctif imparfait qui affleure dans les textes patrimoniaux. Enfin la phrase complexe et sa ponctuation : relatives déterminatives ou explicatives, complétives, et surtout la ponctuation de la citation, que l’élève manipule sans cesse dès qu’il commente un texte.
Ce qui piège vraiment un élève de Première, ce n’est presque jamais l’ignorance de la règle. C’est l’étourderie sous la longueur : dans une période de trente mots à propositions enchâssées, le verbe s’accorde avec le mauvais sujet, le participe oublie son COD parti en tête de phrase, la citation ferme mal ses guillemets. La langue du lycée est riche, abstraite, savante : elle mobilise des homophones et des paronymes exigeants (conjecture / conjoncture, éminent / imminent) et un lexique rare aux consonnes doubles imprévisibles.
La dictée reste, pour cela, un révélateur précieux. Elle oblige à tenir ensemble tout ce qui, à l’écrit spontané, se relâche : l’accord au loin, le mode juste après un verbe de doute, la virgule d’apposition, le guillemet fermant. Une dictée de Première, calée sur un extrait littéraire de cent quatre-vingts à deux cents mots, prépare directement à la rigueur grammaticale attendue à l’examen, jusqu’à la « question de grammaire » de l’oral.
Les dictées Première à faire en ligne ou à imprimer
6 dictées Première corrigées, soit 1 103 mots dictés et 30 notions du programme. Chaque dictée s'écoute en ligne, se corrige par l'IA et se télécharge en PDF, sans inscription.
Chaque dictée est aussi disponible en version imprimable (PDF), texte pour l'élève et corrigé pour l'enseignant ou le parent, directement depuis sa page, sans créer de compte.
Écoutez et écrivez votre dictée
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Que dit le programme de Première ?
En Première, année du bac de français, il n’existe plus de programme d’orthographe séparé : l’étude de la langue consolide la lecture et l’écriture. La dictée y révise l’accord du participe passé dans tous les cas, la concordance des temps, le subjonctif et la ponctuation de la citation.
Au lycée, fixé par le B.O. spécial n° 1 du 22 janvier 2019, il n’existe plus de programme d’orthographe autonome : l’étude de la langue est une consolidation au service de la lecture, de l’écriture et de l’oral, évaluée notamment par la « question de grammaire » de l’épreuve orale de français. En Première, année des Épreuves Anticipées de Français, la dictée reprend au registre du bac l’ensemble des faits de langue attendus, du participe passé au discours rapporté, dans des textes littéraires longs et exigeants.
L’accord du participe passé dans tous les cas
C’est la pierre de touche de la langue au lycée. L’élève doit désormais gérer d’un même geste l’accord avec être (accord avec le sujet), l’invariabilité avec avoir sauf COD antéposé (« les lettres qu’il a écrites »), et le cas des verbes pronominaux, qui exige d’analyser la fonction du pronom (« elles se sont lavées » mais « elles se sont lavé les mains », « ils se sont succédé »). S’ajoute le participe suivi d’un infinitif, où l’accord dépend de qui fait l’action : « les musiciens que j’ai entendus jouer » contre « les airs que j’ai entendu jouer ». On retient aussi l’invariabilité de fait, dû, pu, voulu suivis d’un infinitif.
La concordance des temps et les modes
La phrase littéraire articule une principale et des subordonnées dont le temps doit s’accorder au repère : simultanéité, antériorité, postériorité (« il affirmait qu’il viendrait », « je doute qu’il ait compris »). L’élève choisit le mode selon le verbe introducteur : indicatif après l’assertion (« je pense qu’il vient »), subjonctif après la volonté, le doute ou le sentiment (« je veux qu’il vienne », « je ne crois pas qu’il vienne »). Il maîtrise le subjonctif présent et passé, y compris ses formes irrégulières (« que nous fassions », « qu’il aille »), et reconnaît le conditionnel dans ses valeurs d’irréel, d’hypothèse et de futur du passé, sans le confondre avec le futur (-rais / -rai).
La phrase complexe et la subordination
Le texte de première multiplie les propositions enchâssées. L’élève emploie et orthographie les pronoms relatifs, simples et composés (lequel, auquel, duquel, desquelles), en accordant le pronom avec son antécédent et en respectant la préposition régie par le verbe. Il distingue la relative déterminative, soudée au nom, de la relative explicative, encadrée de virgules (« les élèves qui travaillent réussissent » contre « les élèves, qui étaient fatigués, sortirent »). Il construit correctement l’interrogation directe et indirecte, cette dernière sans point d’interrogation ni inversion (« je me demande ce qu’il veut »), et manie la négation, y compris le ne explétif sans valeur négative après craindre, avant que, à moins que.
La ponctuation de la citation et du discours rapporté
C’est le fait de langue le plus directement lié à l’épreuve : dès qu’il commente, l’élève cite. Il doit ouvrir et fermer les guillemets français (« … »), articuler la citation à sa phrase d’analyse, signaler par des crochets un ajout ou une coupe, et employer les points de suspension entre crochets pour un passage omis. Il ponctue aussi les paroles rapportées du récit : deux-points, guillemets, tirets et incise du discours direct (« Partez », ordonna-t-il), et reconnaît le discours indirect libre, sans marque typographique, fréquent dans le roman du XIXᵉ siècle. Une citation mal ponctuée fausse le sens autant qu’une faute d’accord.
Source : Programmes et ressources de français, voie générale et technologique (éduscol).
Comment faire une dictée Première ?
En ligne, sur Dictée en ligne
Sur le site, l’élève de Première écoute un extrait littéraire lu à voix haute, à un débit soutenu mais réécoutable phrase par phrase, puis saisit son texte. La correction par IA arrive aussitôt et cible ce qui compte à ce niveau : un participe passé mal accordé après un COD antéposé, un subjonctif attendu et non posé, un guillemet fermant oublié. Chaque erreur est reliée à sa règle et à la logique de la phrase, pas seulement signalée. Le programme de révision revient ensuite sur les faits de langue fragiles, exactement ceux que teste la question de grammaire de l’oral : une révision utile, orientée bac.
En classe, la dictée au service du texte
En Première, la dictée n’est plus un exercice isolé : elle s’adosse à l’œuvre étudiée. L’enseignant dicte souvent un extrait du corpus, ce qui fait d’une pierre deux coups, l’orthographe et la culture littéraire. On pratique volontiers la dictée dialoguée, où la classe justifie chaque accord et chaque mode avant la correction, et l’auto-dictée d’un passage mémorisé. La correction devient un temps d’analyse grammaticale : on nomme la fonction du COD, le déclencheur du subjonctif, la nature de la relative, dans les termes mêmes de l’épreuve orale. La faute sert de point d’appui pour raisonner sur la langue.
À la maison, en autonomie
À seize ou dix-sept ans, l’entraînement se gère seul, par séances courtes et régulières plutôt que par bachotage. Une dictée de dix minutes deux ou trois fois par semaine ancre mieux les automatismes qu’une longue veille d’examen. Le plus rentable est la relecture ciblée : après avoir écrit, l’élève repasse une fois pour les seuls accords sujet-verbe, une autre pour les participes passés, une troisième pour la ponctuation des citations. Tenir un carnet des fautes récurrentes, avec la règle en une ligne, vaut mieux que de tout relire au hasard. L’objectif est de rendre la vigilance grammaticale réflexe, pour libérer l’attention le jour du bac.
Progression recommandée sur l'année
Reprise et consolidation des fondamentaux au registre du lycée : accord du participe passé dans tous les cas, accord sujet-verbe malgré les écrans de la phrase longue, terminaisons verbales homophones (-er / -é / -ais), homophones grammaticaux avancés et accentuation du lexique savant. Dictées d’extraits d’environ 170 mots.
Le système des temps et des modes : concordance des temps, subjonctif présent et passé et ses déclencheurs, valeurs du conditionnel, participe passé suivi d’un infinitif, homophones savants (quoique / quoi que, plutôt / plus tôt). Les textes gagnent en densité verbale.
La phrase complexe : pronoms relatifs composés, complétives et choix du mode, ponctuation des relatives déterminatives et explicatives, premières rencontres avec le subjonctif imparfait des textes littéraires. Dictées à propositions enchâssées d’environ 200 mots.
Négation et interrogation, paronymes savants (conjecture / conjoncture, éminent / imminent), orthographe lexicale rare (consonnes doubles, adverbes en -amment / -emment) et accords adjectivaux particuliers (demi, nu, ci-joint, couleurs composées). On affine la précision lexicale.
Registre du commentaire : ponctuation du discours rapporté et de la citation, concordance du discours indirect, accord du verbe avec collectifs et fractions, majuscules savantes (titres d’œuvres, mouvements). Dictées « niveau bac » d’environ 220 à 240 mots, bilan de l’année.
Les fautes les plus fréquentes en Première
En Première, l'orthographe se joue surtout sur la richesse lexicale et le registre soutenu, l'accord et la concordance dans la phrase complexe et la ponctuation de la citation et du commentaire. Voici les pièges que l'on retrouve le plus souvent, et ce que l'IA surveille en priorité.
La règle est connue, mais dans une phrase de trente mots le COD antéposé s’éloigne du verbe et l’élève l’oublie : « les lettres qu’il a écrit ». Les pronominaux et le participe suivi d’un infinitif ajoutent une couche d’analyse que l’écrit rapide néglige. C’est l’erreur la plus révélatrice du niveau.
L’élève met l’indicatif là où le sens impose le subjonctif : « je ne crois pas qu’il vient » au lieu de « qu’il vienne », « bien qu’il est tard » au lieu de « qu’il soit tard ». Il faut reconnaître le déclencheur (doute, volonté, sentiment, concession) avant de conjuguer, ce que la vitesse fait sauter.
Dans le récit au passé, l’élève casse la concordance : « il affirmait qu’il viendra » au lieu de « viendrait », futur du passé. L’articulation entre le temps de la principale et celui de la subordonnée, simultanéité ou antériorité, demande une vigilance que la phrase longue met à l’épreuve.
Guillemets ouverts mais mal fermés, citation soudée à l’analyse sans articulation, coupe non signalée par des crochets : autant de fautes qui, au commentaire, brouillent la frontière entre le texte cité et le propos de l’élève. C’est un fait de langue propre au lycée, rarement travaillé avant.
Le lexique abstrait du bac multiplie les pièges : quel(s) / qu’elle(s), quoique / quoi que, davantage / d’avantage, mais aussi les paronymes conjecture / conjoncture, éminent / imminent, prolixe / prolifique. L’oreille ne tranche pas ; seule l’analyse du sens et de la classe grammaticale permet de choisir.
À partir de vos dernières dictées, on cible la priorité à travailler et on propose les exercices adaptés.
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