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Dictée Secondeparticipe présent et adjectif verbal

Dictée Seconde : L'orage sur la vallée

Avant-dernière dictée de l'année, ce texte descriptif exige une maîtrise fine de la langue écrite. La grande difficulté est la distinction entre le participe présent, invariable, et l'adjectif verbal, qui s'accorde et dont l'orthographe diffère parfois (« fatigant » / « fatiguant », « provocant » / « provoquant », « négligent » / « négligeant »). Le récit d'un orage sur une vallée offre un terrain idéal, riche en formes en -ant.

À cette pierre de touche s'ajoutent les paronymes savants que les candidats confondent (« censé » / « sensé », « résonner » / « raisonner », « éruption » / « irruption ») et la ponctuation de la phrase complexe : virgules des relatives explicatives et des appositions, point-virgule liant deux propositions, deux-points de conséquence. Le corrigé sépare soigneusement chaque forme et fournit le test grammatical qui permet de trancher à coup sûr.

162 mots≈ 8 minDifficulté : Expert
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Le texte de la dictée Seconde

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Le vent, redoublant de violence, courbait les peupliers de la vallée. Des nuages menaçants, s'amoncelant à l'horizon, annonçaient l'orage. Les paysans, négligeant leurs travaux, rentraient les bêtes ; le ciel, provoquant une frayeur muette, s'était couvert de plomb. Bientôt le tonnerre, résonnant de colline en colline, fit trembler les vitres. Ce fracas assourdissant, ces éclairs fulgurants n'étaient pourtant que le prélude : une pluie diluvienne fit irruption dans les rues du hameau. Les enfants, censés dormir depuis longtemps, couraient aux fenêtres, provocants et ravis. Le torrent, grossissant à vue d'œil, charriait des branches ; les chemins, devenus torrents à leur tour, se creusaient. Un homme sensé serait resté à l'abri ; lui, fascinant et fasciné, contemplait le déchaînement. Les cloches de l'église, que l'on sonnait à toute volée, raisonnaient dans la tourmente, appelant au secours. Quand l'orage, faiblissant enfin, se retira vers l'est, la vallée ruisselante offrit un spectacle de désastre : arbres couchés, murets effondrés, prairies noyées sous une eau bourbeuse.

Astuce : laissez le texte masqué pendant l'écoute, révélez-le seulement pour vous auto-corriger.

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Chaque piège de cette dictée Seconde, expliqué simplement, pour comprendre la règle, pas seulement corriger la faute.

1

redoublant, s'amoncelant, négligeant, provoquant, résonnant, grossissant, faiblissant

Participes présents, tous invariables, car ils expriment une action en train de se faire et se rattachent à un verbe : on peut souvent les remplacer par une relative (« le vent qui redoublait »). Noter les graphies verbales : « négligeant » garde le e du verbe négliger, « provoquant » garde le qu de provoquer, « résonnant » deux n comme résonner. Ces graphies distinguent le participe présent de l'adjectif verbal correspondant.

2

menaçants, assourdissant, fulgurants, provocants, fascinant

Adjectifs verbaux : ils qualifient un nom, expriment une propriété durable et s'accordent. « Des nuages menaçants », « ces éclairs fulgurants », « les enfants… provocants » (accord au masculin pluriel). Leur orthographe change parfois : l'adjectif « provocant » perd le u de « provoquant », l'adjectif « négligent » (non employé ici) s'écrit -ent. Test : si l'on peut mettre au féminin (« une attitude provocante »), c'est un adjectif, donc accord.

3

négligeant leurs travaux / provoquant une frayeur

Ces deux formes sont bien des participes présents (elles ont un complément d'objet : négligeant quoi ? provoquant quoi ?), donc invariables, avec leur graphie verbale (« négligeant » avec e, « provoquant » avec qu). À comparer avec l'adjectif « provocants » quelques lignes plus bas, qui, lui, s'accorde et perd le u. Le même radical donne ainsi deux orthographes selon la nature du mot.

4

censés dormir / un homme sensé

Paronymes à ne pas confondre. « Censé » signifie « supposé, réputé » (les enfants censés dormir = supposés dormir). « Sensé » signifie « qui a du bon sens, raisonnable » (un homme sensé). Astuce : « censé » = « supposé » (deux fois la lettre é-é), « sensé » a du « sens ».

5

résonnant / raisonnaient

Autre paire piège. « Résonner » (avec é et deux n) se dit d'un son qui retentit : le tonnerre « résonnant ». « Raisonner » (avec ai) veut dire « réfléchir, argumenter ». Ici, les cloches « raisonnaient » est employé par jeu de mots littéraire, mais dans un devoir on écrirait « résonnaient » pour un son. Bien distinguer selon le sens visé.

6

fit irruption

« Faire irruption » signifie entrer brusquement (du latin irrumpere) : deux r, avec i initial. À ne pas confondre avec « éruption » (é initial), qui se dit d'un volcan ou de boutons sur la peau. La pluie « fit irruption » dans les rues : entrée soudaine et violente.

7

Ponctuation : le vent, redoublant…, courbait / le prélude : une pluie…

Phrase complexe. Les participiales et appositions détachées se placent entre virgules (« le vent, redoublant de violence, courbait »). Le point-virgule sépare deux propositions liées par le sens (« rentraient les bêtes ; le ciel… s'était couvert »). Les deux-points annoncent une explication ou une conséquence (« n'étaient que le prélude : une pluie… fit irruption »).

Les notions travaillées

participe présent et adjectif verbalParticipe présent (invariable)Adjectif verbal (accord et graphie)Paronymes : censé/sensé, résonner/raisonnerPonctuation de la phrase complexe

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