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Conjugaison · Mis à jour le 3 octobre 2026

La concordance des temps

La concordance des temps concerne les relations temporelles entre une proposition principale et ses subordonnées. Cette page présente notamment le discours rapporté et les constructions hypothétiques avec si. Dans les constructions de condition étudiées ici, on n’emploie pas le conditionnel juste après si.

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Schéma en trois étapes pour repérer, appliquer et vérifier la règle « Concordance des temps ».
Un aide-mémoire visuel pour appliquer la règle « Concordance des temps » avant de passer aux exemples et au mini-exercice.

Le principe général

Au discours rapporté, un repère principal passé entraîne souvent une transposition : « je pense qu’il viendra » devient « je pensais qu’il viendrait ». Cette transposition n’est pas automatique. Une vérité générale peut conserver le présent : « le professeur nous a appris que la Terre tourne autour du Soleil ».

Trois combinaisons courantes avec si

Quand la condition est introduite par « si », le temps du « si » commande le temps de la principale. Voici trois combinaisons courantes. D’autres existent : « Si tu as faim, mange » associe le présent et l’impératif ; « Si j’avais mieux dormi, je serais moins fatigué » relie une condition passée à une conséquence présente.

Si (subordonnée)PrincipaleExemple
si + présentfutur simpleSi tu viens, je serai content.
si + imparfaitconditionnel présentSi tu venais, je serais content.
si + plus-que-parfaitconditionnel passéSi tu étais venu, j'aurais été content.

Dans ces exemples, si tu viens présente une condition comme possible ; si tu venais envisage la venue comme une hypothèse ; si tu étais venu suppose une venue qui n’a pas eu lieu. Le contexte précise si l’hypothèse est réalisable, imaginaire ou contraire aux faits.

Astuce mnémotechnique

Retenez la règle interdite : jamais de conditionnel juste après « si » de condition. On ne dit pas « si tu viendrais », mais « si tu venais ». Le conditionnel va dans la principale, pas dans le « si ».

Mini-exercice

Complétez chaque phrase, puis vérifiez votre réponse.

1. Si tu ___ (travailler, présent) davantage, tu réussiras.

Réponse : « travailles » (si + présent → futur dans la principale : tu réussiras).

2. Si j'___ (avoir, imparfait) le temps, je viendrais te voir.

Réponse : « avais » (si + imparfait → conditionnel présent : je viendrais).

3. Si vous ___ (partir, plus-que-parfait) plus tôt, vous auriez évité les embouteillages.

Réponse : « étiez partis » (si + plus-que-parfait → conditionnel passé : vous auriez évité).

4. Corrigez : « Si tu voudrais, on pourrait sortir. »

Réponse : « Si tu voulais, on pourrait sortir. » Ici, « si » introduit une condition : on emploie l’imparfait « voulais » dans cette proposition.

5. Je savais qu'il ___ (revenir, conditionnel) un jour.

Réponse : « reviendrait » (principale au passé → futur du passé, donc conditionnel : concordance des temps).

S'entraîner : les dictées sur concordance des temps

La règle se retient bien plus vite en dictée. Voici 6 dictées corrigées qui font travailler ce point, du plus simple au plus exigeant.

Pour aller plus loin

Questions sur cette règle

Peut-on écrire « si j'aurais » ?

Pas lorsque « si » introduit une condition : on écrit « si j’avais » ou « si j’avais eu ». Le conditionnel est possible dans une interrogation indirecte : « Je me demande si j’aurais le temps de venir. »

Quelles sont trois combinaisons courantes avec si ?

Si + présent → futur (si tu viens, je serai content) ; si + imparfait → conditionnel présent (si tu venais, je serais content) ; si + plus-que-parfait → conditionnel passé (si tu étais venu, j'aurais été content).

Pourquoi met-on le conditionnel après un verbe au passé ?

Le conditionnel peut situer un événement futur depuis un repère passé : « je pense qu’il viendra » devient « je pensais qu’il viendrait ». Ce choix dépend de la relation temporelle ; un verbe principal au passé n’impose pas toujours un conditionnel dans la subordonnée.

La virgule est-elle obligatoire avant la principale ?

On place généralement une virgule après une subordonnée en si placée en tête, surtout si elle est longue. Elle peut être omise dans une construction courte et étroitement liée à la principale. Après la principale, on ne met généralement pas de virgule si la condition lui est directement liée : « je serai content si tu viens ».

Une dictée, et chaque règle expliquée.

La première se fait sans compte, en quelques minutes.

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