- 3e
- 138 mots · ≈ 9 min
- Expert
- la concordance des temps
Dictée de 3ème sur la concordance des temps : La mise en garde des savants
Des savants annoncent des risques et demandent une réaction. Ce récit fait travailler la concordance des temps , les hypothèses avec si et plusieurs constructions au subjonctif.
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Le texte de la dictée 3e
Masqué pendant la dictéeDepuis longtemps, les savants avaient prévenu que le climat se dérèglerait si nous ne changions rien1. Ils affirmaient que les glaciers fondraient, que les fleuves déborderaient2 et que des espèces entières disparaîtraient. Personne ne les écoutait vraiment. On croyait qu'ils exagéraient, qu'ils cherchaient à effrayer les foules. Pourtant, ils avaient raison. Lorsque les premières catastrophes survinrent, chacun comprit qu'il aurait fallu agir3 plus tôt. Les chercheurs répétaient qu'il n'était pas trop tard, pourvu que l'humanité prît enfin ses responsabilités4. Ils espéraient que, si les gouvernements réagissaient, les générations futures leur pardonneraient5. Aujourd'hui encore, ils nous rappellent que nous serions coupables de fermer les yeux. Ils voudraient que nous comprenions ce qu'ils avaient annoncé. Peut-être qu'un jour, on dira qu'ils nous avaient sauvés, à condition que nous les ayons écoutés6.
Les passages surlignés renvoient au corrigé commenté.
À propos de cette dictée
Des savants annoncent des risques et demandent une réaction. Ce récit fait travailler la concordance des temps, les hypothèses avec si et plusieurs constructions au subjonctif.
Le corrigé distingue le futur envisagé depuis le passé, l'hypothèse et le regret. Il explique aussi prît, forme littéraire du subjonctif imparfait, le subjonctif passé ayons écoutés et les accords de participes. Chaque forme est analysée dans son contexte : un verbe principal au passé ne suffit pas à déterminer tous les temps suivants.
Fiche
- Longueur
- 138 mots, 11 phrases
- Durée
- ≈ 9 min
- Difficulté
- Expert
- Notion
- la concordance des temps
Sur le cahier ?
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Corrigé commenté · 6 points
Chaque piège de cette dictée 3e, expliqué simplement, pour comprendre la règle, pas seulement corriger la faute.
avaient prévenu que le climat se dérèglerait si nous ne changions rien
Dans « avaient prévenu que le climat se dérèglerait », se dérèglerait exprime un avenir envisagé depuis le moment passé de l'avertissement. Dans l'hypothèse « si nous ne changions rien », changions est à l'imparfait.
Dans « avaient prévenu que le climat se dérèglerait », se dérèglerait exprime un avenir envisagé depuis le moment passé de l'avertissement. Dans l'hypothèse « si nous ne changions rien », changions est à l'imparfait. La construction conditionnelle associe ici si + imparfait et une conséquence au conditionnel. Ce si doit être distingué de celui de l'interrogation indirecte : « je me demandais s'il viendrait » peut comporter un conditionnel.
que les glaciers fondraient, que les fleuves déborderaient
Après affirmaient, fondraient et déborderaient expriment des faits à venir vus depuis un moment passé. Les sujets glaciers et fleuves sont au pluriel : la terminaison est aient.
Après affirmaient, fondraient et déborderaient expriment des faits à venir vus depuis un moment passé. Les sujets glaciers et fleuves sont au pluriel : la terminaison est aient. Cette terminaison se prononce habituellement comme è ; seules les marques finales ne se distinguent pas à l'oral. Fondraient conserve le d du radical de fondre. Disparaîtraient est la graphie traditionnelle ; la graphie rectifiée disparaitraient est également admise.
chacun comprit qu'il aurait fallu agir
Après le passé simple « comprit », le regret d'une action qui n'a pas eu lieu se rend par le conditionnel passé : « aurait fallu ». On vise ainsi une action qui aurait dû se produire avant le moment évoqué.
Après le passé simple « comprit », le regret d'une action qui n'a pas eu lieu se rend par le conditionnel passé : « aurait fallu ». On vise ainsi une action qui aurait dû se produire avant le moment évoqué. Surveillez aussi « chacun » : ce pronom indéfini est toujours singulier et impose un verbe au singulier (« comprit »), jamais « comprirent ». Attention enfin à « plus tôt » en deux mots, qui marque le temps, et non « plutôt » qui exprime une préférence.
pourvu que l'humanité prît enfin ses responsabilités
Le verbe qui gouverne est au passé (« répétaient ») et la locution « pourvu que » réclame le subjonctif. Dans un registre soutenu, ce subjonctif se met à l'imparfait : d'où « prît », avec un accent circonflexe sur le i à la troisième personne du singulier.
Le verbe qui gouverne est au passé (« répétaient ») et la locution « pourvu que » réclame le subjonctif. Dans un registre soutenu, ce subjonctif se met à l'imparfait : d'où « prît », avec un accent circonflexe sur le i à la troisième personne du singulier. Ne le confondez pas avec le passé simple « prit » (sans accent) : « qu'il prît » n'est pas « il prit ». C'est sans doute le sommet de difficulté de la dictée.
Voir les 2 autres points
si les gouvernements réagissaient, les générations futures leur pardonneraient
Dans « si les gouvernements réagissaient, les générations futures leur pardonneraient », réagissaient est à l'imparfait et pardonneraient au conditionnel présent. Le sujet de ce dernier verbe est « les générations futures ».
Dans « si les gouvernements réagissaient, les générations futures leur pardonneraient », réagissaient est à l'imparfait et pardonneraient au conditionnel présent. Le sujet de ce dernier verbe est « les générations futures ». Leur reprend « aux gouvernements » : c'est le complément indirect de pardonner, qui reste invariable. Il ne reprend pas les générations, qui sont ici les personnes susceptibles de pardonner.
à condition que nous les ayons écoutés
À condition que introduit ici le subjonctif passé ayons écoutés, qui présente l'écoute comme accomplie par rapport au bilan envisagé. Écoutés s'accorde avec le COD les, placé avant et reprenant les savants, masculin pluriel.
À condition que introduit ici le subjonctif passé ayons écoutés, qui présente l'écoute comme accomplie par rapport au bilan envisagé. Écoutés s'accorde avec le COD les, placé avant et reprenant les savants, masculin pluriel. Sauvés s'accorde avec le COD nous, dont le texte retient le masculin pluriel. Dans « ce qu'ils avaient annoncé », le COD est qu', reprenant le pronom neutre ce ; annoncé garde alors la forme du masculin singulier.
Pour le parent
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Commencer la dictéeles branches se penche devient les branches se penchent
Le sujet « les branches » est au pluriel : le verbe prend -ent. Test : « elles se penchent ».
Les notions travaillées
- la concordance des temps
- Concordance des temps
- Hypothèse avec « si »
- Subjonctif imparfait et passé
- Conditionnel présent et passé
- Accord du participe passé
Pour aller plus loin en 3e
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