- 3e
- 128 mots · ≈ 9 min
- Difficile
- le subjonctif
Dictée de 3ème sur le subjonctif : Il faudrait que chacun
Le narrateur souhaite que ses camarades participent à la protection de la nature. Plusieurs constructions font employer le subjonctif : il faudrait que, bien que, avant que et pourvu que.
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Le texte de la dictée 3e
Masqué pendant la dictéeIl faudrait que chacun prenne1 conscience de ce qui nous entoure. Que nous marchions dans une rue, que nous traversions2 un parc ou que nous longions une rivière, la nature réclame notre attention. Il ne suffit pas que l'on ramasse un papier de temps à autre ; encore faut-il que nous changions durablement nos habitudes. Ma grand-mère répétait qu'il fallait que l'on soit patient et que l'on agisse ensemble. « Bien que tu sois jeune3, disait-elle, tu peux déjà faire beaucoup. » Elle voulait que je comprenne8 cette évidence : personne ne bâtira seul un monde meilleur. Aujourd'hui, je souhaite que mes camarades s'y mettent6 aussi, avant que la situation n'empire4. Pourvu que nous en ayons encore le temps5 ! Il serait dommage que nos efforts demeurent vains7 et que le découragement l'emporte.
Les passages surlignés renvoient au corrigé commenté.
À propos de cette dictée
Le narrateur souhaite que ses camarades participent à la protection de la nature. Plusieurs constructions font employer le subjonctif : il faudrait que, bien que, avant que et pourvu que.
Le corrigé explique aussi les possibilités successives de « que nous marchions…, que nous traversions… », le ne explétif et s'y mettent. Il distingue les formes verbales de leur rôle dans la phrase, puis examine les accords et la ponctuation des paroles rapportées.
Fiche
- Longueur
- 128 mots, 9 phrases
- Durée
- ≈ 9 min
- Difficulté
- Difficile
- Notion
- le subjonctif
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Corrigé commenté · 9 points
Chaque piège de cette dictée 3e, expliqué simplement, pour comprendre la règle, pas seulement corriger la faute.
Il faudrait que chacun prenne
Après « il faut / il faudrait que », qui marque la nécessité, la subordonnée passe au subjonctif : on écrit prenne, jamais « prend ». Le réflexe à casser, c'est de repenser à « chacun prend » (indicatif) ; ici la conjonction commande tout, donc « qu'il faut que chacun prenne ».
Après « il faut / il faudrait que », qui marque la nécessité, la subordonnée passe au subjonctif : on écrit prenne, jamais « prend ». Le réflexe à casser, c'est de repenser à « chacun prend » (indicatif) ; ici la conjonction commande tout, donc « qu'il faut que chacun prenne ». Petit rappel utile : le subjonctif de prendre se forme sur la 3e personne du pluriel du présent (ils prennent), d'où le double n. Même moteur un peu plus loin dans qu'il fallait que l'on soit patient et que l'on agisse : soit (être) et agisse (agir) sont deux subjonctifs déclenchés par « il fallait que ».
que nous marchions, que nous traversions, que nous longions
Dans « que nous marchions dans une rue, que nous traversions un parc ou que nous longions une rivière », les propositions présentent plusieurs possibilités : dans chacun de ces cas, la nature réclame notre attention. Cette construction alternative emploie le subjonctif présent.
Dans « que nous marchions dans une rue, que nous traversions un parc ou que nous longions une rivière », les propositions présentent plusieurs possibilités : dans chacun de ces cas, la nature réclame notre attention. Cette construction alternative emploie le subjonctif présent. Elle ne dépend pas simplement du il faudrait que de la phrase précédente. Marchions, traversions et longions ont la même forme qu'à l'imparfait, mais leur emploi doit être reconnu dans la phrase complète.
Bien que tu sois jeune
Dans « bien que tu sois jeune », bien que introduit une concession et se construit avec le subjonctif : sois, forme d'être à la deuxième personne du singulier. L'indicatif correspondant serait « tu es jeune », mais ce n'est pas la construction retenue après bien que.
Dans « bien que tu sois jeune », bien que introduit une concession et se construit avec le subjonctif : sois, forme d'être à la deuxième personne du singulier. L'indicatif correspondant serait « tu es jeune », mais ce n'est pas la construction retenue après bien que. On peut reformuler avec quoique : « quoique tu sois jeune ».
avant que la situation n'empire
Dans « avant que la situation n'empire », empire est au subjonctif présent après avant que. Ne est explétif : il n'exprime pas la négation et peut être omis sans changer le sens principal.
Dans « avant que la situation n'empire », empire est au subjonctif présent après avant que. Ne est explétif : il n'exprime pas la négation et peut être omis sans changer le sens principal. Écrire « avant que la situation empire » est donc également possible. L'ajout de pas, en revanche, changerait le sens. Le ne explétif est notamment employé dans un registre soutenu, mais il n'est pas obligatoire ici.
Voir les 5 autres points
Pourvu que nous en ayons encore le temps
Pourvu que exprime ici un souhait et introduit le subjonctif présent d'avoir : ayons. Cette forme comporte y, sans i ajouté : on n'écrit pas ayions.
Pourvu que exprime ici un souhait et introduit le subjonctif présent d'avoir : ayons. Cette forme comporte y, sans i ajouté : on n'écrit pas ayions. En revanche, des verbes comme voir et croire donnent voyions et croyions à cette personne. Il faut connaître le radical de chaque verbe ; une ressemblance sonore ne suffit pas à décider de la présence du i.
s'y mettent
Homophone grammatical à surveiller de près : s'y s'écrit avec s' (pronom réfléchi élidé, mis pour « se ») suivi de y (pronom qui reprend l'idée de protéger la nature). Rien à voir avec « si » (la condition) ni avec « ci ».
Homophone grammatical à surveiller de près : s'y s'écrit avec s' (pronom réfléchi élidé, mis pour « se ») suivi de y (pronom qui reprend l'idée de protéger la nature). Rien à voir avec « si » (la condition) ni avec « ci ». Le test : on peut dire « ils se mettent à cela », donc se + y = s'y. Quant au verbe mettent, il est au subjonctif après « je souhaite que ».
que nos efforts demeurent vains
Dans « il serait dommage que nos efforts demeurent vains », demeurent est au subjonctif présent, à la troisième personne du pluriel. Vains est attribut du sujet « nos efforts » et s'accorde au masculin pluriel avec lui.
Dans « il serait dommage que nos efforts demeurent vains », demeurent est au subjonctif présent, à la troisième personne du pluriel. Vains est attribut du sujet « nos efforts » et s'accorde au masculin pluriel avec lui. Le verbe demeurer relie ici le sujet à l'adjectif ; il n'interrompt pas l'accord. Comparez au singulier : « notre effort demeure vain ».
Elle voulait que je comprenne … l'emporte
Après « elle voulait que », comprenne est au subjonctif présent de comprendre. Plus loin, « que le découragement l'emporte » dépend de « il serait dommage que » : emporte est également au subjonctif.
Après « elle voulait que », comprenne est au subjonctif présent de comprendre. Plus loin, « que le découragement l'emporte » dépend de « il serait dommage que » : emporte est également au subjonctif. L'emporter signifie ici prendre le dessus. Le l' appartient à cette locution verbale et ne reprend pas simplement le mot situation. Il faut écrire l'apostrophe entre le pronom élidé et le verbe.
Ma grand-mère / « Bien que tu sois jeune, disait-elle… »
Grand-mère prend un trait d'union. Les paroles sont encadrées par des guillemets français « … », et l'incise disait-elle se glisse entre deux virgules à l'intérieur des guillemets, avec son propre trait d'union (verbe + sujet inversés).
Grand-mère prend un trait d'union. Les paroles sont encadrées par des guillemets français « … », et l'incise disait-elle se glisse entre deux virgules à l'intérieur des guillemets, avec son propre trait d'union (verbe + sujet inversés). On retrouve la même inversion, toujours avec trait d'union, dans encore faut-il : le sujet il passe derrière le verbe, d'où faut-il et non « faut il ».
Pour le parent
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Commencer la dictéeles branches se penche devient les branches se penchent
Le sujet « les branches » est au pluriel : le verbe prend -ent. Test : « elles se penchent ».
Les notions travaillées
- le subjonctif
- Subjonctif présent
- Ne explétif
- Homophone s'y / si
- Accord de l'adjectif attribut
- Ponctuation du dialogue
Pour aller plus loin en 3e
Toutes les dictées 3e →Prêt ? Il faudrait que chacun t’attend.
9 phrases, ≈ 9 minutes, ta première correction expliquée offerte. Sans compte.


