- 4e
- 119 mots · ≈ 8 min
- Difficile
- la concordance des temps
Dictée de 4ème sur la concordance des temps : Le serment oublié
Un narrateur se souvient d'un retour longtemps attendu. Le texte fait travailler la concordance des temps : plus-que-parfait pour une action antérieure à un repère passé, conditionnel pour un avenir envisagé depuis ce passé.
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Le texte de la dictée 4e
Masqué pendant la dictéeAutrefois, mon grand-père m'avait juré2 qu'il reviendrait1 avant l'hiver. Je croyais qu'il tiendrait sa promesse, car jamais il n'avait manqué à sa parole. Les semaines passèrent7 ; nous espérions qu'il rentrerait bientôt. Ma mère répétait qu'elle l'attendait chaque soir sur le seuil, persuadée6 qu'il surgirait à la nuit tombée. Quand les premières neiges tombèrent, je compris qu'il avait oublié son serment. Peut-être avait-il pensé que nous l'aurions déjà pardonné3. Je me demandais s'il se souviendrait5 un jour de ces paroles qu'il nous avait données4. Longtemps, j'ai cru qu'il reparaîtrait ; puis j'ai admis qu'il ne rentrerait plus. Aujourd'hui encore, lorsque le vent siffle, il me semble qu'une voix murmure qu'elle regrette. Les serments oubliés, disait-elle, pèsent plus lourd que les pierres.
Les passages surlignés renvoient au corrigé commenté.
À propos de cette dictée
Un narrateur se souvient d'un retour longtemps attendu. Le texte fait travailler la concordance des temps : plus-que-parfait pour une action antérieure à un repère passé, conditionnel pour un avenir envisagé depuis ce passé.
Les notes identifient les rapports temporels propres à chaque phrase. Elles expliquent aussi les accords des participes et distinguent si de que. La formulation « nous l'aurions déjà pardonné » est examinée séparément : elle emploie une construction attestée mais déconseillée dans l'usage écrit soigné.
Fiche
- Longueur
- 119 mots, 10 phrases
- Durée
- ≈ 8 min
- Difficulté
- Difficile
- Notion
- la concordance des temps
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Corrigé commenté · 7 points
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reviendrait, tiendrait, rentrerait, surgirait, reparaîtrait, se souviendrait
Reviendrait, tiendrait, rentrerait, surgirait, se souviendrait et reparaîtrait sont ici des conditionnels présents exprimant un avenir envisagé depuis un moment passé. On peut comparer « il me jure qu'il reviendra » et « il m'avait juré qu'il reviendrait ».
Reviendrait, tiendrait, rentrerait, surgirait, se souviendrait et reparaîtrait sont ici des conditionnels présents exprimant un avenir envisagé depuis un moment passé. On peut comparer « il me jure qu'il reviendra » et « il m'avait juré qu'il reviendrait ». Ce rapport temporel explique les formes du texte ; un verbe principal au passé n'oblige pas mécaniquement tous les verbes suivants à un temps unique. Le contexte et le repère temporel retenu comptent.
m'avait juré, n'avait manqué, avait oublié, avait pensé
Pour dire qu'une action s'était produite AVANT une autre action passée, on emploie le plus-que-parfait (auxiliaire à l'imparfait + participe passé). Le grand-père « avait juré » avant que l'enfant ne « croie »; « jamais il n'avait manqué à sa parole » est antérieur à ce moment du récit.
Pour dire qu'une action s'était produite AVANT une autre action passée, on emploie le plus-que-parfait (auxiliaire à l'imparfait + participe passé). Le grand-père « avait juré » avant que l'enfant ne « croie »; « jamais il n'avait manqué à sa parole » est antérieur à ce moment du récit. De même dans « je compris qu'il avait oublié »: l'oubli précède la prise de conscience. Le réflexe à prendre, c'est de remettre les événements dans l'ordre: le plus-que-parfait sert de passé du passé.
nous l'aurions déjà pardonné
Le texte emploie « pardonner quelqu'un », avec l' pour le grand-père : cette construction est attestée, mais déconseillée dans l'usage écrit soigné. La tournure usuelle est « pardonner à quelqu'un », donc « nous lui aurions déjà pardonné ».
Le texte emploie « pardonner quelqu'un », avec l' pour le grand-père : cette construction est attestée, mais déconseillée dans l'usage écrit soigné. La tournure usuelle est « pardonner à quelqu'un », donc « nous lui aurions déjà pardonné ». Aurions pardonné est un conditionnel passé : le pardon est envisagé comme déjà accompli à un moment futur vu depuis le passé. Cette phrase ne doit pas servir de modèle ordinaire pour apprendre le COD de pardonner.
ces paroles qu'il nous avait données
Dans « ces paroles qu'il nous avait données », qu' est le COD placé avant le participe et reprend paroles, féminin pluriel. Données prend donc es.
Dans « ces paroles qu'il nous avait données », qu' est le COD placé avant le participe et reprend paroles, féminin pluriel. Données prend donc es. Nous est le complément indirect : il a donné ces paroles à nous. En comparant avec « les serments qu'il nous avait donnés », le changement de genre modifie l'écriture mais ne s'entend pas : donnés et données se prononcent de la même façon.
Voir les 3 autres points
s'il se souviendrait / qu'il / qu'elle
S'il associe si élidé et il dans l'interrogation indirecte « je me demandais s'il se souviendrait ». Ce si n'exprime pas une condition : le conditionnel peut donc le suivre dans cette construction.
S'il associe si élidé et il dans l'interrogation indirecte « je me demandais s'il se souviendrait ». Ce si n'exprime pas une condition : le conditionnel peut donc le suivre dans cette construction. Qu'il et qu'elle associent que élidé et un pronom sujet ; qu'elle regrette reprend la voix. S'il, qu'il et qu'elle ne sont pas trois homophones entre eux. Il faut reconnaître leur fonction et le référent du pronom.
persuadée, à la nuit tombée
Persuadée et tombée sont ici des participes passés employés comme adjectifs. Persuadée se rapporte à « ma mère », féminin singulier ; dans « à la nuit tombée », tombée se rapporte à nuit, également féminin singulier.
Persuadée et tombée sont ici des participes passés employés comme adjectifs. Persuadée se rapporte à « ma mère », féminin singulier ; dans « à la nuit tombée », tombée se rapporte à nuit, également féminin singulier. Le e ajouté à persuadé et tombé ne modifie pas leur prononciation. L'identification du nom auquel chaque participe se rapporte permet de retrouver cet accord à l'écrit.
passèrent, tombèrent, compris
L'imparfait présente ici la croyance ou l'attente dans leur déroulement : croyais, espérions, attendait. Le passé simple présente des événements dans leur ensemble : passèrent, tombèrent, compris.
L'imparfait présente ici la croyance ou l'attente dans leur déroulement : croyais, espérions, attendait. Le passé simple présente des événements dans leur ensemble : passèrent, tombèrent, compris. Il n'impose pas une durée brève, comme le montre « les semaines passèrent ». À la troisième personne du pluriel, passer et tomber donnent passèrent et tombèrent ; à la première personne du singulier, comprendre donne je compris, avec s.
Pour le parent
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Commencer la dictéeles branches se penche devient les branches se penchent
Le sujet « les branches » est au pluriel : le verbe prend -ent. Test : « elles se penchent ».
Les notions travaillées
- la concordance des temps
- Concordance des temps
- Conditionnel (futur du passé)
- Plus-que-parfait
- Accord du participe passé
- Homophones grammaticaux
Pour aller plus loin en 4e
Toutes les dictées 4e →Prêt ? Le serment oublié t’attend.
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