- Terminale
- 202 mots · ≈ 10 min
- Expert
- la concordance des temps et des modes
Dictée Terminale sur la concordance des temps et des modes : Le serment du vieux roi
Un roi mourant demande la paix. Le récit adopte un registre littéraire avec le subjonctif imparfait (« régnât », « prissent »), le plus-que-parfait du subjonctif (« eût combattu ») et les formes en « eût » employées dans l’hypothèse.
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Le texte de la dictée Terminale
Masqué pendant la dictéeLe vieux roi voulait que son fils régnât sans crainte, et qu'il fût aimé1 de tous. Il eût souhaité que le royaume demeurât en paix, que les seigneurs se soumissent sans qu'une guerre les y contraignît. On eût dit que le destin même retenait son souffle. Il fut un temps, jadis, où le prince avait cru que rien ne résisterait à sa volonté ; il ignorait alors que la sagesse commande d'attendre. Le roi affirmait qu'il viendrait un jour où les hommes comprendraient. Si son père eût vécu, songeait-il, tout eût été différent ; il eût fallu3 moins de sang, moins de larmes. Bien qu'il eût combattu2 toute sa vie, le vieillard souhaitait que ses fils prissent la plume plutôt que l'épée. Il craignait qu'ils ne fissent la guerre par orgueil, et que le peuple n'en pâtît. Avant qu'il ne mourût, il voulut qu'on lui promît la paix. Chacun jura. Le roi ferma les yeux, comme s'il eût enfin trouvé le repos qu'il avait tant cherché. Nul n'aurait su dire s'il dormait ou s'il était mort ; on eût cru une statue. Le silence, ce jour-là, valut tous les serments.
Les passages surlignés renvoient au corrigé commenté.
À propos de cette dictée
Un roi mourant demande la paix. Le récit adopte un registre littéraire avec le subjonctif imparfait (« régnât », « prissent »), le plus-que-parfait du subjonctif (« eût combattu ») et les formes en « eût » employées dans l’hypothèse.
Le corrigé distingue ces valeurs et les oppose aux passés simples « fut », « voulut » et « valut ». La concordance choisie appartient à ce registre : elle ne rend pas fautifs les subjonctifs présent et passé de l’usage contemporain.
Fiche
- Longueur
- 202 mots, 13 phrases
- Durée
- ≈ 10 min
- Difficulté
- Expert
- Notion
- la concordance des temps et des modes
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qu'il régnât, qu'il fût aimé, que les seigneurs se soumissent, sans qu'une guerre les y contraignît
Le récit suit la concordance littéraire : les subjonctifs imparfaits régnât, fût aimé, demeurât, se soumissent et contraignît expriment des faits envisagés depuis le passé. Dans « sans qu’une guerre les y contraignît », le sujet de contraignît est une guerre, féminin singulier ; les renvoie aux seigneurs.
Le récit suit la concordance littéraire : les subjonctifs imparfaits régnât, fût aimé, demeurât, se soumissent et contraignît expriment des faits envisagés depuis le passé. Dans « sans qu’une guerre les y contraignît », le sujet de contraignît est une guerre, féminin singulier ; les renvoie aux seigneurs. Dans le français contemporain, les subjonctifs présents règne, soit aimé, demeure, se soumettent et contraigne seraient également possibles après ces verbes au passé. Le choix du texte relève du registre littéraire.
qu'il eût combattu, qu'on lui promît, qu'ils ne fissent, que le peuple n'en pâtît
Le plus-que-parfait du subjonctif (« Bien qu'il eût combattu ») exprime l'antériorité par rapport au passé. Les autres subordonnées restent au subjonctif imparfait : « qu'ils prissent la plume » (prendre), « qu'on lui promît la paix » (promettre), « avant qu'il ne mourût » (mourir), « qu'ils ne fissent la guerre » (faire), « que le peuple n'en pâtît » (pâtir).
Le plus-que-parfait du subjonctif (« Bien qu'il eût combattu ») exprime l'antériorité par rapport au passé. Les autres subordonnées restent au subjonctif imparfait : « qu'ils prissent la plume » (prendre), « qu'on lui promît la paix » (promettre), « avant qu'il ne mourût » (mourir), « qu'ils ne fissent la guerre » (faire), « que le peuple n'en pâtît » (pâtir). Le « ne » explétif, après craindre et avant que, n'est pas une négation : il accompagne le subjonctif sans en changer le sens.
il eût souhaité, on eût dit, il eût fallu, on eût cru
« Il eût souhaité », « on eût dit », « il eût fallu » et « on eût cru » correspondent ici à « il aurait souhaité », « on aurait dit », « il aurait fallu » et « on aurait cru ». Cet emploi est traditionnellement appelé conditionnel passé deuxième forme.
« Il eût souhaité », « on eût dit », « il eût fallu » et « on eût cru » correspondent ici à « il aurait souhaité », « on aurait dit », « il aurait fallu » et « on aurait cru ». Cet emploi est traditionnellement appelé conditionnel passé deuxième forme. Dans « Si son père eût vécu, tout eût été différent », la subordonnée après si emploie une forme littéraire du plus-que-parfait du subjonctif, et la principale exprime la conséquence irréelle. On peut reformuler : « Si son père avait vécu, tout aurait été différent ».
le conditionnel passé 2e formeil fut un temps / qu'il fût — il voulut / qu'il eût
Fut, voulut, jura et valut sont ici des passés simples de l’indicatif. Fût aimé et eût combattu appartiennent au subjonctif.
Fut, voulut, jura et valut sont ici des passés simples de l’indicatif. Fût aimé et eût combattu appartiennent au subjonctif. Mais la seule présence d’une subordonnée ne suffit pas à choisir le mode ou l’accent : « il eût souhaité » est, par exemple, employé dans une principale. Après comme si, la langue courante emploie l’indicatif imparfait ou plus-que-parfait ; « comme s’il eût enfin trouvé » est une variante littéraire du tour « comme s’il avait enfin trouvé ». Il serait faux d’enseigner que comme si impose le subjonctif.
Pour le parent
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Commencer la dictéeles branches se penche devient les branches se penchent
Le sujet « les branches » est au pluriel : le verbe prend -ent. Test : « elles se penchent ».
Les notions travaillées
- la concordance des temps et des modes
- Subjonctif imparfait
- Plus-que-parfait du subjonctif
- Conditionnel passé deuxième forme
- Passé simple
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13 phrases, ≈ 10 minutes, ta première correction expliquée offerte. Sans compte.


