- Seconde
- 152 mots · ≈ 7 min
- Difficile
- l'accord du participe passé des verbes pronominaux
Dictée Seconde sur l'accord du participe passé des verbes pronominaux : La répétition au théâtre
Une troupe répète jusque dans la nuit. La dictée rapproche des participes pronominaux accordés, comme « installées » et « tues », de formes invariables comme « parlé », « souri » et « accordé une pause ».
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Le texte de la dictée Seconde
Masqué pendant la dictéeLa troupe s'était réunie bien avant la nuit. « Reprenons la scène6 du balcon », lança la metteuse en scène, « et que chacun se taise entre les répliques ! » Les comédiennes se sont installées1 dans l'ombre, puis se sont concentrées. Bien qu'elles fussent épuisées, elles voulaient que la représentation fût parfaite. Les répliques qu'ils s'étaient données2, ils se les rappelaient à peine. Deux actrices se sont parlé3 à voix basse, se sont souri, puis se sont tues. « J'ai peur, avoua l'une, que nous ne soyons pas prêtes. » La jeune première s'est trompée, s'est reprise, s'est excusée. Les erreurs qu'elle s'était pardonnées la veille lui semblaient soudain impardonnables. Il fallait que le rideau se levât à l'heure, quoi qu'il en coûtât. À minuit, elles s'étaient enfin accordé une pause. « Encore une fois, dit le régisseur, et nous nous arrêterons. » Les heures s'étaient écoulées sans qu'aucune s'en aperçût7.
Les passages surlignés renvoient au corrigé commenté.
À propos de cette dictée
Une troupe répète jusque dans la nuit. La dictée rapproche des participes pronominaux accordés, comme « installées » et « tues », de formes invariables comme « parlé », « souri » et « accordé une pause ».
Le corrigé distingue les constructions au lieu d’appliquer une règle unique à tous les pronominaux. Il reprend aussi les subjonctifs littéraires du récit et la ponctuation des répliques et des incises.
Fiche
- Longueur
- 152 mots, 13 phrases
- Durée
- ≈ 7 min
- Difficulté
- Difficile
- Notion
- l'accord du participe passé des verbes pronominaux
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Corrigé commenté · 7 points
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Les comédiennes se sont installées, puis se sont concentrées
Dans « se sont installées » et « se sont concentrées », les participes prennent le féminin pluriel correspondant aux comédiennes. Pour s’installer, on peut analyser se comme COD : elles ont installé elles-mêmes.
Dans « se sont installées » et « se sont concentrées », les participes prennent le féminin pluriel correspondant aux comédiennes. Pour s’installer, on peut analyser se comme COD : elles ont installé elles-mêmes. Se concentrer signifie ici porter son attention sur le travail ; son emploi pronominal a un sens propre. On ne peut pas généraliser l’analyse « se est COD » à tous les verbes essentiellement pronominaux pour justifier leur accord.
Les répliques qu'ils s'étaient données
Ici le pronom « s' » est complément d'objet indirect (donner quelque chose à soi), donc il ne commande pas l'accord. C'est le COD « qu' » = « les répliques », antéposé et féminin pluriel, qui l'entraîne : « données ».
Ici le pronom « s' » est complément d'objet indirect (donner quelque chose à soi), donc il ne commande pas l'accord. C'est le COD « qu' » = « les répliques », antéposé et féminin pluriel, qui l'entraîne : « données ». Sans ce COD antéposé, on écrirait « ils s'étaient donné des répliques », invariable.
se sont parlé, se sont souri, puis se sont tues
Parler à quelqu’un et sourire à quelqu’un se construisent avec un complément indirect : dans « se sont parlé » et « se sont souri », se est COI, et ces participes restent invariables. Dans « se sont tues », se taire signifie garder le silence ; le pronom n’a pas la fonction d’un COD qu’on retrouverait dans « taire quelqu’un ».
Parler à quelqu’un et sourire à quelqu’un se construisent avec un complément indirect : dans « se sont parlé » et « se sont souri », se est COI, et ces participes restent invariables. Dans « se sont tues », se taire signifie garder le silence ; le pronom n’a pas la fonction d’un COD qu’on retrouverait dans « taire quelqu’un ». Le participe de cet emploi pronominal s’accorde avec le sujet « deux actrices » : « tues ».
elles s'étaient accordé une pause
« S'accorder quelque chose » : le COD est « une pause », placé après le verbe, et le pronom « s' » est complément indirect (accorder à soi). Le participe reste donc invariable : « accordé ».
« S'accorder quelque chose » : le COD est « une pause », placé après le verbe, et le pronom « s' » est complément indirect (accorder à soi). Le participe reste donc invariable : « accordé ». Si l'on avait dit « la pause qu'elles s'étaient accordée », le COD antéposé imposerait l'accord.
Voir les 3 autres points
Bien qu'elles fussent épuisées ; il fallait que le rideau se levât
Bien que, quoi que dans ce tour concessif, il fallait que et vouloir que introduisent ici le subjonctif. Le récit choisit la concordance littéraire avec « fussent », « fût », « se levât » et « coûtât ».
Bien que, quoi que dans ce tour concessif, il fallait que et vouloir que introduisent ici le subjonctif. Le récit choisit la concordance littéraire avec « fussent », « fût », « se levât » et « coûtât ». Le subjonctif présent reste courant et correct après une principale au passé dans le français contemporain. Pour les formes littéraires du texte, la troisième personne du singulier porte un circonflexe ; le pluriel « fussent » n’en porte pas.
« Reprenons la scène », lança la metteuse en scène / « J'ai peur, avoua l'une, que… »
Les guillemets encadrent les paroles rapportées, et l’incise indique qui parle. Dans « J’ai peur, avoua l’une, que… », l’incise s’insère entre deux virgules et le sujet suit le verbe.
Les guillemets encadrent les paroles rapportées, et l’incise indique qui parle. Dans « J’ai peur, avoua l’une, que… », l’incise s’insère entre deux virgules et le sujet suit le verbe. Une phrase citée complète garde normalement son point final à l’intérieur des guillemets, comme « … nous nous arrêterons. » Quand une incise suit la réplique, sa ponctuation s’articule avec celle de la citation : « Encore une fois, dit le régisseur, … ». Le point d’exclamation de « … les répliques ! » appartient également aux paroles citées.
sans qu'aucune s'en aperçût
Sans que introduit le subjonctif. Dans le registre littéraire choisi, le récit emploie « aperçût », subjonctif imparfait de s’apercevoir, avec un circonflexe.
Sans que introduit le subjonctif. Dans le registre littéraire choisi, le récit emploie « aperçût », subjonctif imparfait de s’apercevoir, avec un circonflexe. Le français contemporain pourrait employer « s’en aperçoive ». Le sujet « aucune » est féminin singulier, d’où le verbe au singulier. « En » renvoie ici à l’écoulement des heures ; il ne s’agit pas d’un participe passé dont il faudrait vérifier l’accord.
Pour le parent
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Commencer la dictéeles branches se penche devient les branches se penchent
Le sujet « les branches » est au pluriel : le verbe prend -ent. Test : « elles se penchent ».
Les notions travaillées
- l'accord du participe passé des verbes pronominaux
- Participe passé pronominal (COD / COI)
- Subjonctif imparfait et concordance
- Ponctuation de la citation
- quoi que / bien que
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