- Première
- 181 mots · ≈ 8 min
- Expert
- la phrase complexe et les pronoms relatifs composés
Dictée Première sur la phrase complexe et les pronoms relatifs composés : Le manoir abandonné
Un manoir abandonné sert de cadre à une dictée sur les propositions relatives : « devant lequel », « derrière lesquelles », « auprès de laquelle » et « dont ». Chaque pronom doit être relié à son antécédent et à sa fonction.
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Le texte de la dictée Première
Masqué pendant la dictéeLe manoir devant lequel1 nous nous étions arrêtés dressait ses tours contre un ciel d'orage. La grille2, dont les barreaux rouillés grinçaient au vent, s'ouvrait sur une allée que les ronces avaient envahie. Mon oncle, qui connaissait les lieux, assurait que3 des vagabonds l'habitaient encore ; je ne croyais pas qu'une âme y demeurât. Les fenêtres, derrière lesquelles nul visage n'apparaissait, semblaient nous observer. Nous avançâmes vers la porte auprès de laquelle une statue montait la garde. Il aurait suffi d'un geste pour que le silence se rompît4. Le lierre, qui recouvrait la façade entière, étouffait jusqu'au bruit de nos pas. Je souhaitais que nous fissions demi-tour, mais mon oncle, dont l'obstination était célèbre, voulait que nous entrassions. La salle dans laquelle nous pénétrâmes gardait, intacts, les meubles d'un autre siècle. Nous n'osions toucher à rien, de peur que le passé ne s'éveillât. Un portrait, devant lequel une bougie achevait de se consumer, représentait une femme dont les yeux nous suivaient5. Bien qu'il fît grand jour au-dehors, une nuit ancienne régnait entre ces murs que nul n'avait franchis depuis des lustres.
Les passages surlignés renvoient au corrigé commenté.
À propos de cette dictée
Un manoir abandonné sert de cadre à une dictée sur les propositions relatives : « devant lequel », « derrière lesquelles », « auprès de laquelle » et « dont ». Chaque pronom doit être relié à son antécédent et à sa fonction.
La ponctuation distingue les précisions détachées des relatives qui déterminent un nom. Le corrigé examine aussi le choix de l’indicatif ou du subjonctif, les formes littéraires du récit et les participes accordés avec leur COD.
Fiche
- Longueur
- 181 mots, 12 phrases
- Durée
- ≈ 8 min
- Difficulté
- Expert
- Notion
- la phrase complexe et les pronoms relatifs composés
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devant lequel, derrière lesquelles, auprès de laquelle, dans laquelle
Le texte est un catalogue de pronoms relatifs composés, qui s'accordent en genre et en nombre avec leur antécédent et se combinent avec la préposition régie. « Le manoir devant lequel » (masculin singulier), « les fenêtres derrière lesquelles » (féminin pluriel), « la porte auprès de laquelle » (féminin singulier), « la salle dans laquelle » (féminin singulier), « un portrait devant lequel » (masculin singulier).
Le texte est un catalogue de pronoms relatifs composés, qui s'accordent en genre et en nombre avec leur antécédent et se combinent avec la préposition régie. « Le manoir devant lequel » (masculin singulier), « les fenêtres derrière lesquelles » (féminin pluriel), « la porte auprès de laquelle » (féminin singulier), « la salle dans laquelle » (féminin singulier), « un portrait devant lequel » (masculin singulier). La logique : on cherche la préposition demandée par le verbe ou le complément (s'arrêter devant, apparaître derrière, pénétrer dans…), puis on accorde lequel/laquelle/lesquels/lesquelles avec le nom repris. On note aussi « auprès de laquelle » et non « auquel », car la préposition est « auprès de ».
La grille, dont les barreaux grinçaient, / une allée que les ronces avaient envahie
Toute la ponctuation des relatives est en jeu. « La grille, dont les barreaux rouillés grinçaient au vent, s'ouvrait » : la relative est explicative (elle ajoute un commentaire, elle pourrait être retirée), on l'encadre donc de deux virgules.
Toute la ponctuation des relatives est en jeu. « La grille, dont les barreaux rouillés grinçaient au vent, s'ouvrait » : la relative est explicative (elle ajoute un commentaire, elle pourrait être retirée), on l'encadre donc de deux virgules. Il en va de même pour « Mon oncle, qui connaissait les lieux, » et « Le lierre, qui recouvrait la façade entière, ». À l'inverse, « une allée que les ronces avaient envahie » est une relative déterminative : elle précise de quelle allée on parle, elle est indispensable, donc aucune virgule. Au passage, « envahie » s'accorde avec « que » (= l'allée, féminin singulier), COD antéposé de l'auxiliaire avoir.
assurait que… l'habitaient / ne croyais pas qu'une âme y demeurât
Assurer présente ici le contenu de la complétive comme une assertion : « des vagabonds l’habitaient encore », à l’indicatif. Dans « je ne croyais pas qu’une âme y demeurât », le narrateur met cette présence en doute et choisit le subjonctif.
Assurer présente ici le contenu de la complétive comme une assertion : « des vagabonds l’habitaient encore », à l’indicatif. Dans « je ne croyais pas qu’une âme y demeurât », le narrateur met cette présence en doute et choisit le subjonctif. Demeurât est la forme littéraire de l’imparfait du subjonctif ; le français contemporain pourrait employer demeure après « je ne croyais pas ». Le choix du mode se comprend par le sens de la phrase, pas par la seule présence d’une négation.
pour que le silence se rompît / souhaitais que nous fissions / voulait que nous entrassions
Souhaiter que, vouloir que et pour que introduisent ici le subjonctif. Le récit choisit les formes littéraires « se rompît », « fissions » et « entrassions » ; on emploierait couramment « se rompe », « fassions » et « entrions » dans le français contemporain, même après un verbe au passé.
Souhaiter que, vouloir que et pour que introduisent ici le subjonctif. Le récit choisit les formes littéraires « se rompît », « fissions » et « entrassions » ; on emploierait couramment « se rompe », « fassions » et « entrions » dans le français contemporain, même après un verbe au passé. Bien que introduit également le subjonctif : « bien qu’il fît grand jour ». Identifiez le verbe de chaque forme : rompre, faire, entrer, puis faire à nouveau dans fît.
Voir l’autre point
dont les yeux nous suivaient / ces murs que nul n'avait franchis
« Dont » reprend un complément en « de » (les yeux de la femme) : « une femme dont les yeux nous suivaient » ; on ne le redouble jamais par un possessif. Enfin « ces murs que nul n'avait franchis » réunit deux points de vigilance : la négation « nul… ne », qui se passe de « pas », et l'accord du participe « franchis » avec « que » (= les murs, masculin pluriel), COD placé avant l'auxiliaire avoir.
« Dont » reprend un complément en « de » (les yeux de la femme) : « une femme dont les yeux nous suivaient » ; on ne le redouble jamais par un possessif. Enfin « ces murs que nul n'avait franchis » réunit deux points de vigilance : la négation « nul… ne », qui se passe de « pas », et l'accord du participe « franchis » avec « que » (= les murs, masculin pluriel), COD placé avant l'auxiliaire avoir. La densité de ces subordonnées imbriquées est la vraie difficulté de la dictée.
Pour le parent
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Commencer la dictéeles branches se penche devient les branches se penchent
Le sujet « les branches » est au pluriel : le verbe prend -ent. Test : « elles se penchent ».
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